Viol présumé à Farciennes : le parquet requiert l'acquittement faute de certitude
Un homme nie avoir violé son ex-compagne et l'avoir forcée à sniffer de la cocaïne. Le parquet, face aux contradictions des deux parties, a requis l'acquittement.
Doute sur un dossier de viol à Farciennes : le parquet réclame l'acquittement
Le 25 avril 2024, la police locale est appelée à Farciennes par le beau-fils d'une femme. Cette dernière, dans un état très altéré, déclare avoir été violée et contrainte de consommer de la cocaïne par Angelo, son ex-compagnon.
Selon DHnet, la victime s'était rendue sur place le lendemain d'une nouvelle séparation liée à l'infidélité du prévenu. L'ex-compagnon lui aurait proposé, à deux reprises, un rail de cocaïne « pour se détendre ». La partie civile décrit ensuite une dispute provoquée par la présence d'une troisième personne sur les lieux. « Le prévenu a déshabillé ma cliente, qui lui a dit non à deux reprises. Elle a ensuite été violée », a détaillé l'avocat de la victime devant le tribunal de Charleroi.
Angelo, la quarantaine, conteste fermement les faits. Il affirme que la relation sexuelle était consentie après cinq ans de vie commune, et nie avoir forcé son ex-compagne à consommer de la cocaïne. Quant à la présence d'une tierce personne décrite comme transgenre, il la balaie d'un revers : « C'est impossible, et encore moins avec une personne transgenre. Ce n'est pas mon style et je ne suis pas homosexuel. Je pense qu'il s'agit d'hallucinations dues à la cocaïne. »
La partie civile pointe des incohérences dans le discours du prévenu, notamment sur le déroulement des faits et l'état de la victime au moment des événements. Mais le parquet relève lui aussi des contradictions — cette fois du côté de la plaignante. Le substitut Signor a précisé que le récit livré par la victime à la police différait sensiblement de celui recueilli au CPVS, le centre de prise en charge des violences sexuelles. « À la police, elle ne s'est pas plainte d'avoir reçu plusieurs coups lors des faits dénoncés. Alors qu'elle a dit le contraire, plus tard. On n'a pas relevé la présence d'une troisième personne et il n'y a pas eu de consommation forcée de cocaïne », a-t-il indiqué, rappelant également que son office avait déjà requis un non-lieu devant la chambre du conseil.
Face à ces doutes persistants, le magistrat a requis l'acquittement du prévenu. La défense partage cette position. Le jugement est attendu pour le 7 octobre.
Source: DHnet