Braquage à Mougins avec fausses armes : trois suspects arrêtés par le GIGN
Trois hommes ont pillé une villa de luxe à Mougins avec des répliques d'armes ultra-réalistes. Interpellés au Cannet par le GIGN, ils risquent dix ans de prison.

Répliques d'armes utilisées lors d'un braquage de villa près de Cannes
Trois hommes ont attaqué en plein jour une villa de luxe à Mougins, commune proche de Cannes, équipés de ce qui ressemblait à des fusils d'assaut de type Kalachnikov. Comme le rapporte France Info, les images de vidéosurveillance montrent les malfaiteurs, visages dissimulés et mains gantées, forçant une baie vitrée pour pénétrer dans la maison, alors inoccupée. Ils repartent avec plusieurs sacs de luxe, prenant soin de ramasser les objets tombés au sol.
Alertés rapidement, les gendarmes se rendent sur place. Deux jours après les faits, ils localisent les suspects et les interpellent au Cannet, grâce à l'intervention du GIGN. L'intégralité du butin est saisie. Les armes récupérées avec lui réservent une surprise : elles sont factices, mais d'un réalisme saisissant.
Des copies légales, une menace bien réelle
Le Lieutenant-Colonel Guillaume Plaidy, commandant de la gendarmerie de Cannes, souligne une tendance préoccupante sur le secteur. « Cet été, nous avons eu une augmentation du nombre de cambriolages, à la fois avec violence et également en présence d'armes, que ce soit des armes réelles, des armes qui vont tirer soit du gaz, soit des munitions à blanc, ou des armes inopérantes. Et finalement, le but est atteint, faire peur aux victimes pour pouvoir les impressionner et leur soutirer de l'argent », déclare-t-il.
Ce type de réplique n'est pas réservé aux grands braquages. France Info cite également l'exemple d'une attaque de boulangerie, elle aussi captée par une caméra de surveillance : l'acte ne dure que vingt secondes, pour un butin de 400 euros. Ces copies d'armes sont vendues légalement dans des armureries spécialisées, sous une seule condition : être majeur et présenter une pièce d'identité.
Michel Accos, propriétaire de l'armurerie Tatanka, décrit le niveau de ressemblance avec les armes réelles. « En termes de ressemblance, on est quasiment sur la réalité. Si, en plus, on tire avec des balles à blanc 9 mm, ça vous fait un boucan d'enfer », précise-t-il.
Même peine qu'avec une arme véritable
Sur le plan juridique, le caractère factice de l'arme ne constitue pas une circonstance atténuante. Les trois suspects interpellés à Mougins encourent dix ans d'emprisonnement, soit la même peine que s'ils avaient utilisé des armes réelles lors du braquage.
Source: France Info