Complice dans l'affaire Samuel Paty condamné pour violation de son assignation à résidence

Azim Epsirkhanov, 25 ans, a été condamné à un an de prison ferme pour s'être rendu au Parc Astérix en violation de son assignation. Il avait fourni le couteau utilisé pour décapiter Samuel Paty.

Complice dans l'affaire Samuel Paty condamné pour violation de son assignation à résidence

Un an de prison pour le fournisseur du couteau de l'assassinat de Samuel Paty

Azim Epsirkhanov, 25 ans, a été condamné lundi 31 août à un an de prison ferme par le tribunal de Senlis, rapporte TF1 Info. Ce ressortissant tchétchène avait fourni le couteau utilisé par Abdoullakh Anzorov pour décapiter l'enseignant Samuel Paty le 16 octobre 2020. Il comparaissait cette fois pour non-respect de son assignation à résidence.

Le prévenu avait été contrôlé vendredi vers 15h30 sur le parking du Parc Astérix à Plailly, dans l'Oise. Son assignation lui imposait de demeurer chez sa compagne dans les Hauts-de-Seine, dans l'attente de son expulsion du territoire français. Il était en outre astreint à pointer deux fois par jour au commissariat de son lieu de résidence.

À l'audience en comparution immédiate, Epsirkhanov a invoqué une incompréhension. « Il y a eu une mauvaise lecture de ma part », a-t-il déclaré, affirmant ne pas avoir compris qu'il lui était interdit de quitter le département des Hauts-de-Seine. « Je n'ai jamais cherché à me soustraire à cette mesure », a-t-il insisté, ajoutant aspirer « à reprendre une vie familiale et professionnelle ».

Le parquet a contesté cette version. Le substitut du procureur a indiqué que le prévenu avait quitté les Hauts-de-Seine à huit reprises, « même la nuit ». Il a également interrogé les motivations de sa présence au parc d'attractions, eu égard à son casier judiciaire. « Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c'est de savoir ce qu'il pouvait bien faire au Parc Astérix », a-t-il déclaré à l'audience.

Son avocat, Maître Figen Aydin, a regretté que le dossier n'ait pas été traité « comme n'importe quel dossier de non-respect d'assignation à résidence ». Epsirkhanov a toujours nié avoir eu connaissance des projets meurtriers d'Anzorov contre Samuel Paty.

Condamné en première instance en 2024 à 16 ans de prison pour complicité d'assassinat terroriste, il avait vu sa peine réduite et requalifiée en appel en mars 2026 à 7 ans pour association de malfaiteurs. Libéré en avril 2026, il avait déposé un recours devant le tribunal administratif pour contester son obligation de quitter le territoire français. « Les Tchétchènes sont les premiers à être envoyés au front en Ukraine », a-t-il fait valoir. « Un retour là-bas serait un aller simple pour la mort. »

Source: TF1 Info

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