Meurtre de Quentin Deranque à Lyon : 5 nouvelles mises en examen, 14 suspects au total
Huit personnes ont été interpellées mardi dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, tué à Lyon en février. Cinq ont été mises en examen, portant à 14 le nombre de suspects poursuivis.

Affaire Quentin Deranque : cinq nouveaux mis en examen après une vague d'interpellations à Lyon
Selon cnews.fr, huit personnes ont été interpellées le mardi 22 septembre dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Quentin Deranque, jeune militant de 23 ans battu à mort à Lyon en février dernier. Cinq d'entre elles ont été mises en examen à l'issue de leur présentation devant les juges d'instruction, ce qui porte à quatorze le nombre total de suspects poursuivis dans ce dossier, d'après un communiqué du parquet.
Les personnes interpellées sont « soupçonnées d'avoir participé aux rixes, aux diverses violences, mais pas d'avoir porté les coups mortels », selon des sources proches de l'enquête citées par l'Agence France-Presse.
Les chefs d'inculpation retenus
Les cinq nouveaux mis en examen répondent tous du chef de « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit ». Quatre d'entre eux sont également poursuivis pour violences aggravées — par l'usage ou la menace d'une arme, commises en réunion et avec dissimulation du visage. Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a requis le placement en détention provisoire pour trois de ces individus.
Les interpellations ont été réalisées sous commission rogatoire des trois juges d'instruction chargés du dossier, dans l'agglomération lyonnaise. L'information judiciaire porte sur des faits de « meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées ».
Rappel des faits
Quentin Deranque avait été violemment frappé au sol le 12 février 2026 par plusieurs personnes encagoulées, à la suite d'une bagarre opposant militants d'ultragauche et d'ultradroite. Les violences avaient éclaté en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, le jeune homme était décédé le 14 février, deux jours après les faits.
Des membres de La Jeune Garde impliqués
Neuf militants d'ultragauche étaient déjà mis en examen dans ce dossier avant les nouvelles arrestations. Parmi les personnes accusées de l'avoir frappé figurent des membres du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, cofondé par le député LFI Raphaël Arnault. L'ancien assistant parlementaire de ce dernier, Jacques-Elie Favrot, avait notamment été mis en examen pour complicité de meurtre par instigation.
En parallèle, le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire sur les violences commises ce même jour par des militants d'ultradroite.
Source: Google News LU FR