Quadruple drame à Gy : un père tue ses enfants et sa belle-mère avant de se suicider
Quatre membres d'une même famille, dont deux enfants de 6 et 10 ans, ont été retrouvés morts le 2 septembre 2026 à Gy, en Haute-Saône. Le père, âgé de 42 ans, est suspecté d'avoir commis les meurtres avant de retourner l'arme contre lui.

Quatre corps découverts à Gy, dont deux enfants : le père principal suspect
Quatre personnes d'une même famille ont été retrouvées mortes le mercredi 2 septembre 2026, vers 20 heures, sur les hauteurs de Gy, commune de Haute-Saône d'environ 1 000 habitants. Selon Google News FR — Crime (fr), qui relaie les informations de France 3 Franche-Comté, il s'agit d'un homme de 42 ans, de ses deux enfants âgés de 6 et 10 ans, et de la mère de son épouse, une femme de 74 ans.
Les faits se sont déroulés sur un terrain privé situé chemin de Bellevue, où la famille résidait dans un mobile home, à proximité d'une maison en cours de construction. La gendarmerie a été alertée « après que le père de famille a signalé avoir tué ses enfants », précise le parquet de Vesoul dans un communiqué. À leur arrivée sur place, les forces de l'ordre ont retrouvé les corps des deux adultes à l'intérieur d'un bungalow et ceux des deux enfants dans un véhicule utilitaire stationné à proximité.
L'hypothèse du meurtre-suicide privilégiée par le parquet
L'enquête oriente les investigations vers un meurtre-suicide. Selon une source officielle ayant requis l'anonymat, le père aurait abattu ses deux enfants et sa belle-mère à l'aide d'un fusil de chasse à canon juxtaposé de calibre 12 millimètres, avant de retourner l'arme contre lui-même. La mère des enfants était absente au moment des faits.
Le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, a confirmé cette piste : « L'hypothèse privilégiée à ce stade de l'enquête est que le père de famille, en instance de séparation, aurait donné la mort aux trois autres personnes avant de retourner l'arme contre lui. » La famille était issue de la communauté des gens du voyage. Le quadragénaire n'avait jamais été condamné pour des atteintes aux personnes, bien qu'une autre source judiciaire ait indiqué qu'il avait déjà fait l'objet de condamnations pour des atteintes aux biens.
La belle-mère venait chercher les enfants au moment des faits
Un homme se présentant comme le cousin du père de famille, croisé par l'AFP près des lieux du drame, a fourni des éléments sur le déroulement des faits. Selon lui, la belle-mère se trouvait sur place pour récupérer les enfants lorsque le drame s'est produit. « Il a filmé la scène et l'a envoyée à sa femme en lui disant : voilà ce que tu mérites », avant d'envoyer les images à ses frères, a-t-il rapporté, sans souhaiter donner son nom.
Le cousin a également évoqué le contexte conjugal : la compagne du quadragénaire souhaitait le quitter depuis une infidélité commise plusieurs mois auparavant. Le couple semblait s'être réconcilié — ils étaient partis ensemble en vacances en Grèce durant l'été — mais le jour des faits, la mère des enfants avait demandé à sa propre mère d'aller les chercher, lui confiant : « Je n'ai plus envie d'y retourner. »
Le parquet a indiqué que « les investigations portant notamment sur les supports numériques saisis et sur les échanges susceptibles d'avoir eu lieu avant ou au moment des faits, sont en cours ».
Un voisin témoigne : « On a entendu claquer »
Un voisin de la famille a relaté à France 3 Franche-Comté les instants précédant la découverte du drame. « Hier soir, j'étais sur l'ordinateur et on a entendu claquer. Ma femme a dit, 'y a un volet qui a claqué'. Mais il n'y avait pas de vent. C'était des coups de fusil. On ne le savait pas alors », a-t-il expliqué aux journalistes Frédéric Buridant et Emmanuel Blanc.
Il a également décrit le père de famille comme un homme intégré à la vie locale : licencié au FC Monts de Gy, il travaillait en tant qu'auto-entrepreneur dans le bâtiment et venait d'entreprendre la construction de sa maison. « Une heure avant le drame, le grand garçon descendait la poubelle de ses parents. »
Importante mobilisation des secours et enquête ouverte
Une trentaine de pompiers et une cinquantaine de gendarmes ont rapidement été dépêchés sur place, bouclant la scène de crime. Le maire de Gy, Alexandre Lacroix, et le procureur Arnaud Grécourt se sont également rendus sur les lieux. Ce dernier a ouvert une enquête pour homicide volontaire, confiée à la brigade de recherches de Vesoul.
Des techniciens en investigation criminelle et un médecin légiste ont procédé aux prélèvements nécessaires durant toute la nuit ; le dispositif n'a été levé qu'à 6 heures du matin. L'autopsie des quatre corps a été programmée pour le 4 septembre, a précisé Arnaud Grécourt dans un second communiqué.
Soutien psychologique mobilisé pour la commune
Face au choc causé par ce drame dans la communauté, le maire Alexandre Lacroix a annoncé la mise en place d'une cellule de soutien psychologique. Un dispositif a été déployé au pôle éducatif Catherine Fraischot, où étaient scolarisés les deux enfants, ainsi que dans les trois autres établissements scolaires de la ville. « J'ai par ailleurs réuni la communauté éducative ce jour à 7h45 pour témoigner ma solidarité. Nous devons être particulièrement attentifs aux élèves, aux enseignants et à l'ensemble de la communauté éducative qui pourraient être profondément affectés par cette tragédie », a-t-il déclaré. Le Conseil municipal a par ailleurs décidé d'annuler les événements prévus dans les jours suivants.
Source: Google News FR — Crime (fr)