Trafic de cocaïne à la cité La Conte de Carcassonne : un an de prison ferme pour un Clichois de 26 ans
Un homme de 26 ans originaire de Clichy a été condamné à douze mois de prison ferme par le tribunal de Carcassonne pour trafic de stupéfiants.

Un dealer venu de région parisienne condamné après deux arrestations sur le même point de deal
Selon Google News FR — Crime (fr), le tribunal correctionnel de Carcassonne a condamné jeudi 20 août un homme de 26 ans, originaire de Clichy, à douze mois d'emprisonnement ferme, assortis d'une interdiction de séjour dans l'Aude pendant cinq ans. Le prévenu, jugé en comparution immédiate sous escorte pénitentiaire, répondait d'un refus de remettre le code de déverrouillage de son téléphone portable et d'une offre ou cession non autorisée de stupéfiants.
Interpellé deux fois en quarante-huit heures sur le même secteur
Le jeudi 13 août, les policiers de la brigade anticriminalité de Carcassonne sont intervenus sur le point de deal de la cité La Conte, face à l'entrée du lycée Jules Fil, après avoir observé plusieurs transactions. Un consommateur intercepté sur place avait désigné deux individus comme lui ayant vendu une dose de cocaïne : le Clichois de 26 ans et une adolescente carcassonnaise de 17 ans. Tous deux avaient été placés en garde à vue avant d'être remis en liberté dans l'attente de leur jugement — le majeur devant le tribunal correctionnel, la mineure devant le tribunal pour enfants.
Dès le samedi 15 août, vers 19 h 30, les policiers retrouvaient pourtant les deux mêmes individus sur ce même point de deal, à nouveau en pleine transaction. Ni argent ni stupéfiants ne furent trouvés sur eux, mais les enquêteurs mirent la main sur vingt-six doses de cocaïne dissimulées dans un véhicule Volkswagen signalé volé, utilisé comme « nourrice » sur site. Le prévenu fut placé en détention provisoire à partir du lundi 17 août.
Des explications jugées peu crédibles par le tribunal
Devant la présidente Laurence Wagner, le prévenu a nié toute implication dans le trafic. Sur le refus de déverrouiller son téléphone, il a déclaré : « Dans mon portable, il y a des choses que je ne veux pas montrer à n'importe qui ! Il y a des photos de ma femme et de moi, mais rien qui est en lien avec un trafic de drogue. »
Concernant sa présence répétée sur le point de deal, Vincent a fourni une explication que le tribunal a accueillie avec scepticisme : « Je ne suis pas de la région, je connais personne. À la base, j'étais à Narbonne en vacances et j'ai pris le train pour aller à Carcassonne où ma femme habite. Là, j'ai perdu ma sacoche et l'argent que j'avais. J'étais à La Conte pour faire la manche. C'est la seule solution que j'ai trouvée pour aller m'acheter un billet de train et rentrer à Paris… Je n'avais rien sur moi, je n'ai rien à voir avec le trafic de stupéfiants, madame ! »
Huit condamnations au casier, dix-huit mois requis
Le casier judiciaire du prévenu fait état de huit condamnations antérieures, principalement pour des atteintes aux biens. La procureure Géraldine Labialle a requis dix-huit mois d'emprisonnement avec maintien en détention, ainsi qu'une interdiction de séjour dans l'Aude pendant cinq ans. Elle a conseillé au prévenu « de changer de voie pour celle du théâtre », estimant que les constatations des policiers étaient sans ambiguïté : selon elle, c'est lui qui « donnait les ordres à la mineure sur le point de deal » et « semblait être le chef ».
La défense, assurée par Me Marion Blondeau, a plaidé pour une peine revue à la baisse, arguant que le tribunal était « là pour sanctionner quatre transactions vues par les policiers ».
Douze mois ferme et interdiction de séjour dans l'Aude
À l'issue du délibéré, le tribunal a prononcé une peine de douze mois d'emprisonnement ferme, inférieure à ce que réclamait le parquet, avec maintien en détention. À sa libération, le condamné sera également frappé d'une interdiction de séjour dans le département de l'Aude pendant cinq ans.
Source: Google News FR — Crime (fr)