Trafic de drogue géré depuis la prison de Béziers : cinq condamnés

Un détenu de 25 ans pilotait un réseau de stupéfiants depuis le centre pénitentiaire de Béziers. Cinq personnes ont été condamnées le 7 septembre par le tribunal correctionnel.

Trafic de drogue géré depuis la prison de Béziers : cinq condamnés

Réseau de stupéfiants démantelé à Béziers, le chef opérait depuis sa cellule

Selon lagazettedemontpellier.fr, une enquête de plus de six mois conduite par la brigade de recherches de Lodève a abouti au démantèlement d'un trafic de drogue orchestré depuis le centre pénitentiaire de Béziers. Son instigateur, un homme de 25 ans, y purgeait déjà une peine de trois ans d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants.

Le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, a précisé dans un communiqué que le mis en cause « continuait de gérer » le réseau « à l'aide de moyens de communication sécurisés ». Il supervisait des fournisseurs basés à Toulouse et à Malaga, en Espagne, assurait la comptabilité du trafic et coordonnait les livraisons de cannabis, cocaïne, kétamine et ecstasy. La zone de distribution s'étendait au-delà de l'agglomération biterroise, jusqu'à Rodez et Mende.

Quatre autres personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire, dont la compagne du principal mis en cause. Les perquisitions ont permis la saisie de plusieurs kilogrammes de résine et d'herbe de cannabis, de cocaïne, de drogues de synthèse, ainsi que d'une somme d'argent et d'un véhicule.

Les cinq protagonistes ont comparu le 7 septembre devant le tribunal correctionnel de Béziers. Le meneur a été condamné à six ans d'emprisonnement ferme, avec maintien en détention, assortis d'une interdiction de séjour à Béziers pendant cinq ans. Sa compagne a écopé de trois ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis probatoire.

Les trois autres hommes impliqués ont été condamnés à deux ans d'emprisonnement chacun, avec entre dix mois et un an de sursis probatoire. « Tous ont été condamnés à des peines d'amende allant de 2 500 à 10 000 euros », a conclu le procureur Faugère.

Source: Google News FR — Crime (fr)

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