Attaque de gangs à Kenscoff : une quarantaine de morts près de Port-au-Prince

Des membres de gangs armés ont tué plus de quarante personnes à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août. Le maire évoque « une nuit de terreur ».

Massacre à Kenscoff : des gangs frappent un camp de déplacés dans une église

Selon information.tv5monde.com, plus de quarante personnes ont été tuées lors d'une attaque de gangs armés à Kenscoff, commune perchée sur les hauteurs de Port-au-Prince, dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août 2026.

« Nous avons dénombré une quarantaine de cadavres. Les recherches se poursuivent. Certaines personnes sont toujours portées disparues », a déclaré Jean Massillon, maire de Kenscoff. L'élu a qualifié les événements de « nuit de terreur ».

Les assaillants ont pénétré dans un camp de déplacés installé à l'intérieur d'une église. « Ils ont exécuté plusieurs personnes. On recense des morts et des dizaines de blessés. Certaines personnes ont été enlevées », a ajouté Massillon.

Le bureau du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a exprimé, dans un communiqué officiel, sa « profonde compassion » pour les victimes et leurs familles. Le gouvernement a annoncé l'envoi de renforts pour rétablir la sécurité dans la zone.

Kenscoff est depuis plusieurs mois le théâtre d'affrontements entre groupes armés qui cherchent à étendre leur contrôle sur la région. La situation s'inscrit dans une crise politique, économique et sécuritaire qui frappe Haïti depuis longtemps, mais qui s'est aggravée ces dernières années. Les gangs y multiplient les meurtres, enlèvements, viols et recrutements d'enfants.

Sur quelque onze millions d'habitants, près de 1,5 million sont déplacés à l'intérieur du pays en raison des violences, selon une estimation publiée en juin par l'Organisation internationale pour les migrations. L'OIM a également souligné que ces attaques ne se limitent pas à la capitale.

Une Force de répression des gangs (FRG), soutenue par l'ONU, est en cours de constitution pour épauler les forces de police locales, largement dépassées. Cette force doit à terme rassembler 5 500 policiers et militaires étrangers ; le nombre d'effectifs déjà déployés n'a pas été communiqué.

Source: Google News HT — Port-au-Prince

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