Alain Caza condamné à 14 ans pour l'homicide de sa fille à Ormstown
Alain Caza, 62 ans, a été condamné à 14 ans de prison pour avoir étranglé et poignardé sa fille Amanda à Ormstown en mai 2024. Il avait plaidé coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire.

Quatorze ans de prison pour le père qui a tué Amanda Caza à Ormstown
Alain Caza, 62 ans, a écopé jeudi de 14 ans de prison pour l'homicide involontaire de sa fille Amanda, survenu à son domicile d'Ormstown le 15 mai 2024. Selon ici.radio-canada.ca, il avait étranglé et poignardé la femme à neuf reprises, notamment au cœur.
Entré libre au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield en début de journée, Caza en est ressorti les menottes aux poignets. Les yeux dans l'eau, il a déclaré : « J'aime ma fille et je suis submergé par la culpabilité et les remords. »
La petite-fille d'Amanda Caza, âgée de 10 ans, a lu une lettre devant le tribunal. Elle a accusé son grand-père d'avoir « changé pour toujours le cours de sa vie » et de lui avoir « volé l'amour de sa mère ».
Une dispute et un appel au 911
Les faits remontent au 15 mai 2024. Alain Caza s'était rendu chez sa fille pour lui remettre un dernier chèque, après une année marquée par des demandes répétées d'argent de la part d'Amanda. Une dispute a éclaté ; Amanda aurait tenté de saisir un couteau. Son père l'a alors étranglée puis poignardée.
C'est Caza lui-même qui a composé le 911, déclarant : « Ma fille m'a poignardé, je pense que je l'ai tuée, je ne me souviens plus de rien. »
De meurtre à homicide involontaire
Initialement inculpé de meurtre au deuxième degré, Caza a finalement plaidé coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire à la mi-septembre, évitant ainsi un procès devant jury.
Ce changement d'accusation a été motivé par des expertises soumises par la défense peu avant le procès. Deux psychologues ont confirmé que Caza souffrait de dépression majeure avec anxiété au moment des faits, en raison d'événements traumatiques antérieurs et des abus que lui infligeait sa fille. L'un d'eux a également conclu à un épisode d'amnésie dissociative.
La procureure de la poursuite, Camille Taillefer, a expliqué que la couronne devait évaluer sa capacité à prouver l'intention criminelle requise pour un meurtre au deuxième degré. « Dans les circonstances, on considérait qu'il y avait un doute qui pouvait être soulevé sur l'intention criminelle », a-t-elle précisé, ajoutant que la séquence des événements avait été très rapide.
Me Taillefer a par ailleurs indiqué qu'il n'y avait jamais eu de violence physique entre le père et la fille avant ce drame, bien que les abus verbaux fussent fréquents. La direction des poursuites criminelles et pénales disposait de près d'un millier de pages de messages textes d'insultes envoyés par Amanda Caza à son père au cours de l'année précédant les faits.
La juge de la Cour supérieure Mariana Ferraro a entériné la suggestion conjointe du ministère public et de la défense concernant la peine.
Source: Google News MA — Crime (fr)