Procès des "kits de suicide" au Canada : reprise le 27 novembre à Newmarket
Le tribunal de Newmarket a ajourné au 27 novembre le procès de Kenneth Law, vendeur canadien de substances létales en ligne dans 41 pays.
Vendeur de "kits de suicide" : la sentence reportée à fin novembre en Ontario
Le procès de Kenneth Law, Canadien accusé d'avoir vendu des "kits de suicide" à des personnes en détresse dans des dizaines de pays, reprendra le 27 novembre, rapporte information.tv5monde.com. L'annonce a été faite jeudi par la juge Michelle Fuerst du tribunal de Newmarket, dans la province de l'Ontario, après deux journées d'audiences consacrées aux témoignages de proches des victimes.
Quatre journées avaient initialement été prévues, de mercredi à lundi, pour recueillir ces témoignages. Deux ont suffi. La prochaine session sera dédiée aux réquisitions des procureurs et aux arguments de la défense, avant qu'une date de prononcé de la peine soit fixée.
Plaider coupable sur 14 chefs d'accusation
En mai, Kenneth Law avait reconnu sa culpabilité sur 14 chefs d'aide ou d'incitation au suicide. Né en 1965, il était cuisinier dans un hôtel de luxe de Toronto avant son arrestation. Selon l'accusation, il a vendu du nitrite de sodium — une substance légale mais potentiellement létale à partir d'une certaine dose — pour environ 80 dollars (70 euros) le kit, dans au moins 41 pays, dont la France, la Chine et le Royaume-Uni.
Au Royaume-Uni, où 330 colis ont été expédiés, ses envois sont liés à 79 décès, avaient précisé les procureurs en mai. Law a également reconnu avoir géré, de manière anonyme depuis la pandémie de Covid-19, plusieurs forums en ligne sur lesquels il dispensait des conseils pour se suicider.
Poursuites pour meurtre abandonnées
Au printemps, les procureurs canadiens ont renoncé aux accusations de meurtre, estimant ne pas disposer d'éléments suffisants pour obtenir une condamnation. Cette décision a suscité la colère de plusieurs familles, qui considèrent que Law doit être tenu directement responsable de la mort de leurs proches.
Mercredi et jeudi, des dizaines de pères, mères, frères, sœurs et amis de victimes ont pris la parole devant le tribunal. Adrienne Dalli, sœur de Maurizio Vadala — mort en 2023 —, a décrit l'impossibilité de tourner la page : "Le deuil est omniprésent, quoi que je fasse. C'est un poids que je porte chaque jour."
Leonardo Bedoya et Maria Lopez, parents de Jeshennia Bedoya-Lopez, figuraient également parmi les familles venues s'exprimer devant la cour.
Source: Google News MA — Crime (fr)