Mort de Maëlyne Lugez à Lévis : élus et police défendent le SPVL après le rapport du coroner
Le coroner Luc Malouin a conclu que la jeune fille de 13 ans est morte noyée après un malaise, reprochant au SPVL d'avoir suspendu trop tôt les recherches terrestres.

Lévis : les élus soutiennent le SPVL après les critiques du coroner sur la mort de Maëlyne Lugez
Le dépôt du rapport du coroner Luc Malouin sur le décès de Maëlyne Lugez provoque des réactions à l'hôtel de ville de Lévis, selon noovo.info. Le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL), sévèrement mis en cause pour avoir interrompu prématurément les recherches visant à retrouver l'adolescente de 13 ans en novembre 2024, a indiqué prendre acte du document.
«Le SPVL accueille ce rapport avec sérieux, respect et ouverture et en entreprend actuellement l'analyse», a déclaré le corps policier par communiqué mardi, ajoutant que ses pensées vont à la famille et aux proches de Maëlyne. «Nous leur réitérons notre soutien et notre profonde sympathie dans l'épreuve qu'ils traversent», peut-on lire dans ce même texte.
Le maire de Lévis, Steven Blaney, a offert ses sympathies à la famille mardi et a précisé avoir rencontré la direction du SPVL. Il dit avoir confiance pour la suite. «Ils m'ont assuré qu'ils allaient revoir chaque ligne du rapport du coroner et qu'ils allaient appliquer toutes les mesures correctives nécessaires. Nos policiers font un excellent travail et on a besoin d'un corps de police sur le qui-vive», a-t-il affirmé en conférence de presse.
Le chef intérimaire de Lévis Force 10, Benoit Forget-Chiasson, a exprimé une confiance similaire. «J'ai confiance que les équipes du SPVL vont prendre connaissance du rapport et vont appliquer les recommandations», a-t-il indiqué.
Le rapport déposé lundi conclut que Maëlyne Lugez est morte accidentellement par noyade après avoir subi un malaise dans un boisé de Lévis. Me Malouin y souligne que les policiers ont trop fortement orienté leurs recherches en fonction du profil suicidaire de l'adolescente et que les opérations terrestres du SPVL ont été suspendues trop tôt. Un premier rapport avait déjà conclu à un malaise suivi d'une noyade, dans un contexte où la jeune fille avait récemment été hospitalisée en pédopsychiatrie et présentait des idées suicidaires sans plan précis.
Au terme de son enquête, Me Malouin formule deux recommandations principales : il demande au SPVL de mettre à jour les connaissances de son personnel en matière de recherches terrestres et d'application des guides de pratiques policières. Il invite également la Sûreté du Québec à mieux faire connaître aux autres corps policiers les ressources spécialisées à leur disposition, notamment celles de sa Division des mesures d'urgence.
Source: Google News MA — Crime (fr)