Procès pour l'éboulement de Bondo 2017 : quatre accusés gardent le silence à Pontresina

Le procès pour homicide par négligence lié à la catastrophe de Bondo, qui a fait huit morts en 2017, s'est ouvert lundi à Pontresina. Seule l'ex-maire Anna Giacometti a accepté de répondre au tribunal.

Procès pour l'éboulement de Bondo 2017 : quatre accusés gardent le silence à Pontresina

Éboulement de Bondo : cinq accusés devant le tribunal régional de Maloja

Neuf ans après la catastrophe du 23 août 2017, le procès pour homicide par négligence lié à l'éboulement meurtrier de Bondo a débuté lundi à Pontresina, dans le canton des Grisons. Selon Le Temps, cinq personnes comparaissent devant le tribunal régional de Maloja, dont deux représentants du canton, un géologue externe et deux représentants de la commune de Bregaglia, dont fait partie le village de Bondo.

L'éboulement avait coûté la vie à huit personnes au matin du 23 août 2017. Le procès doit établir si, à l'époque des faits, un glissement de terrain d'une telle ampleur était prévisible en l'espace de quelques jours, semaines ou mois. Le ministère public réclame «une peine appropriée» en cas de condamnation.

Quatre accusés refusent de s'exprimer

Lors de la première journée d'audience, les cinq prévenus ont été interrogés. Quatre d'entre eux ont refusé de répondre aux questions du tribunal. L'un des représentants de l'office grison de l'environnement s'est limité à renvoyer aux évaluations qu'il avait déjà présentées en 2018 à la police cantonale, en tant que coauteur d'un rapport.

Seule Anna Giacometti, conseillère nationale PLR et ancienne maire de Bregaglia, a pris la parole devant le tribunal.

Giacometti invoque les avis d'experts

Lors de son interrogatoire, Anna Giacometti a évoqué les expertises disponibles à l'époque. Elle a affirmé ne pas avoir participé à l'évaluation des risques et s'être systématiquement appuyée sur les recommandations des spécialistes compétents. C'est pour cette raison, a-t-elle expliqué, que la fermeture des sentiers de randonnée dans la région n'avait pas été envisagée.

Giacometti a précisé qu'une telle fermeture aurait théoriquement pu être mise en place en quelques heures. Faute de recommandations allant dans ce sens, la mesure n'avait cependant pas été discutée. Elle a indiqué s'être toujours conformée aux avis des experts mandatés.

Source: Le Temps

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