Réseau "Vanweed" démantelé à Besançon : 58 kg de drogue et 900 clients fichés

Cinquante policiers ont interpellé quatre hommes le 16 septembre à Besançon, saisissant 58 kg de stupéfiants d'une valeur de 600 000 € sur un canal de livraison crypté.

Réseau "Vanweed" démantelé à Besançon : 58 kg de drogue et 900 clients fichés

Canal "Vanweed" démantelé à Besançon : quatre arrestations, 58 kg de stupéfiants saisis

Cinquante policiers sont intervenus le 16 septembre dans l'agglomération de Besançon pour démanteler un réseau de livraison de drogues à domicile, rapporte estrepublicain.fr. Quatre hommes, âgés de 29 à 40 ans et tous déjà connus de la justice, ont été interpellés et placés en garde à vue.

Le réseau opérait via le canal de messagerie cryptée "Vanweed", sur lequel figuraient pas moins de 900 clients domiciliés à Besançon et dans ses environs. Ces derniers pouvaient commander du cannabis, de la kétamine, de la cocaïne ou de l'ecstasy, livrés directement à domicile.

Un an d'enquête avant l'action

L'enquête a débuté en août 2025 à l'initiative de la brigade des stupéfiants, qui a ciblé ce réseau de trafic avec livraison couvrant l'ensemble du bassin bisontin. « Les suspects avaient recours à des messageries cryptées pour dialoguer avec les consommateurs », a précisé le procureur de la République Cédric Logelin lors d'un point presse.

En janvier 2026, l'enquête de flagrance a évolué en information judiciaire pour détention, transport et acquisition de stupéfiants. Le parquet a également retenu l'infraction d'offre ou cession de stupéfiants via des moyens de cryptologie. « Une infraction qui est considérée comme un crime et qui est punie de 15 ans de réclusion », a rappelé Logelin.

Les enquêteurs se sont appuyés sur l'interpellation de livreurs, des surveillances physiques et des écoutes téléphoniques. Laurent Perrault, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN), a souligné l'ampleur du travail : « C'est un travail de terrain, qui a mobilisé des effectifs jour et nuit, pour rassembler les preuves. » Il a précisé que le réseau était déjà connu dans le sud du département et qu'une première opération avait été menée contre lui en 2023, avec des interpellations partielles.

Le détail des saisies

Lors des perquisitions dans des appartements et garages de la ville, les policiers ont saisi :

« La valeur estimée à la revente est de 600 000 € », a indiqué le procureur Logelin. Les enquêteurs ont également mis la main sur 8 800 € en espèces, 26 000 € en vêtements de luxe, deux voitures et une moto.

Quatre mis en examen, placés en détention provisoire

À l'issue des auditions, le comportement des quatre suspects a été unanimement non coopératif. « Trois ont gardé le silence et un a contesté les faits », a révélé Cédric Logelin. Présentés à un juge d'instruction le samedi suivant leur arrestation, ils ont tous été mis en examen et placés en détention provisoire.

Pour les enquêteurs, cette opération représente l'aboutissement de plusieurs mois d'investigation particulièrement complexe. « Nous interpellons de nombreuses personnes chaque semaine dans le cadre de la lutte contre les trafics de drogue. Mais il est souvent difficile de remonter aux donneurs d'ordres », a conclu Laurent Perrault. Il a ajouté que, dans ce dossier, les investigations avaient « potentiellement » permis de mettre la main sur les gestionnaires même du réseau.

Source: Google News FR — Crime (fr)

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