Salah Abdeslam reste à l'isolement : le tribunal de Lille rejette sa demande

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté lundi la demande de Salah Abdeslam de lever son isolement et ses restrictions au parloir. Il purge une peine à perpétuité à Vendin-le-Vieil.

Salah Abdeslam reste à l'isolement : le tribunal de Lille rejette sa demande

Isolement maintenu pour Abdeslam, le tribunal rejette ses recours

Le Tribunal administratif de Lille a débouté lundi Salah Abdeslam de ses demandes de suspension de son placement à l'isolement et de suppression du dispositif d'hygiaphone au parloir, rapporte DHnet. Condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 22 mars 2016 à Bruxelles, Abdeslam purge une peine de réclusion à perpétuité à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais.

Début septembre, il avait saisi la justice administrative pour obtenir la suspension de la prolongation de son isolement jusqu'au 7 novembre 2026, ainsi que la levée de la séparation par hygiaphone imposée lors des visites au parloir. Le juge des référés a rejeté ces demandes, faute d'éléments "de nature à faire naître un doute sur la légalité" des mesures appliquées par l'administration pénitentiaire, selon une ordonnance transmise à l'AFP.

Lors de l'audience du 15 septembre 2026, Abdeslam avait invoqué "l'impact des mesures attaquées sur son état physique et psychique". En visio-audience, il avait déclaré : "Ma vie n'a plus aucun sens", selon des propos rapportés par La Voix du Nord. "J'ai peur de perdre la dernière chose qui me reste, ma famille, qui vient de moins en moins à cause de l'hygiaphone", avait-il ajouté, lui qui est le dernier membre en vie du commando du 13 novembre 2015.

Cette décision intervient après un bref assouplissement : début avril, le même tribunal avait ordonné à l'État d'améliorer les conditions de parloir. La justice était revenue sur cette décision en juin, après des menaces formulées par le détenu à l'encontre du directeur de la prison et une tentative de plusieurs visiteuses de lui remettre des produits interdits lors d'une visite.

Source: DHnet

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