Quatre ans de prison requis contre le footballeur Mohamed Mouhli pour violences à Liège

Le parquet de Liège a alourdi ses réquisitions contre Mohamed "Midou" Mouhli, joueur de l'Olympic Charleroi, après expertise de la victime. Le jugement est attendu en octobre.

Quatre ans de prison requis contre le footballeur Mouhli après une agression dans un Aldi de Saint-Nicolas

Quatre ans de prison et une amende : c'est la peine requise par le parquet de Liège contre Mohamed "Midou" Mouhli, joueur de football actif à l'Olympic Charleroi et ancien du RFC Liège, devant le tribunal correctionnel de Liège. DHnet rapporte que le prévenu est poursuivi pour coups et blessures volontaires commis sur une jeune Liégeoise de 26 ans, le 7 novembre 2023.

Lors d'une première audience, le ministère public s'était limité à requérir une peine de travail. Mais à la suite d'une expertise médicale de la victime, le parquet a considérablement alourdi sa position.

Une agression sur le lieu de travail de la victime

Les faits se sont déroulés dans le magasin Aldi de Saint-Nicolas, où travaillait la jeune femme prénommée Kelly. Ce jour-là, elle venait d'apprendre que son amant, Mohamed Mouhli, avait une compagne. Elle l'en avait informée. Le joueur s'est rendu sur son lieu de travail dans un état de grande colère.

La direction du magasin avait indiqué au prévenu que Kelly n'était pas présente, mais Mohamed Mouhli l'a aperçue. « Il a foncé vers moi et m'a frappée très violemment », a-t-elle déclaré. Elle dit avoir reçu plusieurs coups de poing, être tombée, et avoir heurté la tête contre le sol. Hospitalisée dans la foulée, elle souffrait d'une commotion cérébrale.

Le prévenu minimise les faits

Après les faits, Mohamed Mouhli avait été privé de liberté avant d'être convoqué puis libéré. Devant la juge, il a minimisé son comportement, admettant uniquement avoir asséné une gifle et effectué un balayage sur la jeune femme.

L'avocate de la victime, Me Faulisi, a réclamé plus de 30 000 euros en réparation du préjudice subi. De leur côté, les conseils du prévenu, Me Molders-Pierre et Me Hubermont, ont plaidé pour une réduction du dommage et demandé que leur client bénéficie d'une suspension probatoire du prononcé, d'une probation autonome ou d'une peine de travail.

Le jugement sera rendu en octobre.

Source: DHnet

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