Sabotages du réseau électrique en Allemagne : un militant climatiste de 48 ans arrêté

Un homme de 48 ans, présenté comme militant climatiste extrémiste, a été arrêté en Allemagne après plusieurs attaques contre des lignes électriques. Des explosifs ont été saisis à son domicile.

Sabotages du réseau électrique en Allemagne : un militant climatiste de 48 ans arrêté

Arrêté près d'une centrale au lignite après une série d'attaques

Un homme de 48 ans a été interpellé mardi lors d'un contrôle routier près de la centrale de Weisweiler, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, rapporte connaissancedesenergies.org. Le suspect, identifié par les médias allemands sous le nom de Daniel V., est visé par une enquête du parquet pour suspicion d'avoir provoqué une explosion et d'avoir perturbé des services publics, selon un communiqué de la police. Le gouvernement fédéral l'a présenté comme un militant climatique « extrémiste », originaire de la même région de l'ouest de l'Allemagne où se concentrent plusieurs des attaques présumées.

Les investigations portent sur des actes de sabotage contre des lignes électriques commis le 1er septembre en Rhénanie-du-Nord-Westphalie et dans le Brandebourg, puis le 4 septembre en Saxe. Le 3 septembre, la police avait reçu une lettre de revendication dont l'expéditeur était identifiable. Une perquisition au domicile du suspect a permis la saisie d'objets soupçonnés d'être des explosifs, déclenchant une recherche intensive. Son camion aurait été retrouvé vendredi après-midi dans un site rhénan associé à une ancienne zone d'occupation écologiste, selon le quotidien Bild.

La centrale de Weisweiler, exploitée par RWE, est une installation au lignite dans le bassin rhénan. Selon RWE, elle doit cesser de produire de l'électricité à partir du lignite en 2029, dans le cadre de la sortie allemande du charbon.

Ces incidents s'inscrivent dans une série d'attaques et de tentatives de sabotage contre les infrastructures électriques, qui se sont multipliées ces derniers mois en Allemagne. Certaines ont été attribuées à des militants de gauche, d'autres à la Russie, dans un contexte de vigilance accrue autour des infrastructures énergétiques critiques. Le 3 janvier, l'incendie criminel d'une installation électrique revendiqué par le groupe « Vulkangruppe » avait privé de courant plus de 100 000 personnes à Berlin. Les sabotages recensés depuis la semaine dernière n'ont pas provoqué de coupure à grande échelle, même si le fonctionnement de centrales voisines a été très brièvement perturbé.

Source: Google News LU — Crime (fr)

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