Cagnotte frauduleuse pour Grégory Lenoci : près de 100.000 € récoltés via une ASBL fantôme

Une cagnotte lancée au profit de l'ASBL "La Voix des innocents" a récolté près de 100.000 €, mais la structure n'a aucune existence juridique et est liée à des personnes condamnées.

Cagnotte frauduleuse pour Grégory Lenoci : près de 100.000 € récoltés via une ASBL fantôme

Une ASBL sans statut légal derrière la collecte en faveur de Lenoci

Selon DHnet, la compagne de Grégory Lenoci — condamné à 17 ans de prison pour tentative d'assassinat — a lancé une cagnotte au nom de l'ASBL "La Voix des innocents", qui a permis de réunir près de 100.000 euros. Aurore Lenoci présente cette entité sur les réseaux sociaux comme un outil de soutien aux femmes battues et aux enfants victimes d'agressions sexuelles.

Pourtant, cette structure n'a aucun statut légal : elle ne figure ni au Moniteur belge ni auprès de la Banque centrale européenne. Sur le plan juridique, l'ASBL n'existe tout simplement pas.

Des administrateurs aux lourds antécédents judiciaires

L'organisation gravite autour de plusieurs personnes disposant d'un passé judiciaire chargé. Olivier Miqueu, présenté comme l'un des administrateurs aux côtés d'Aurore Lenoci, assure également la gestion de la page Facebook de l'ASBL et fait le lien avec d'autres protagonistes du dossier.

Parmi eux, David Baeten, connu sous le pseudonyme "Ragnar le Fou", est une figure du monde de la nuit liée à des clubs privés. Il cumule 14 condamnations pour violences, coups et blessures, proxénétisme et fraude sociale, le montant le plus élevé de ses fraudes avoisinant les 50.000 euros.

Le deuxième profil impliqué est celui de Jimmy Clève, également issu du milieu nocturne de Charleroi. Condamné pour coups et blessures volontaires, violences, harcèlement et homicide, il affiche lui aussi un lourd casier judiciaire.

Une alerte déposée auprès des autorités belges

C'est RTL info qui a révélé la démarche de Maïté Lønne, présidente d'honneur de l'association "Les Enfants d'Argus". Interpellée par les profils des personnes gravitant autour de cette fausse ASBL, elle a signalé son existence aux autorités belges.

« Il nous paraît extrêmement inquiétant que des personnes présentant de tels antécédents puissent être amenées à encadrer, accompagner ou approcher des victimes particulièrement vulnérables, parfois profondément traumatisées par des faits similaires à ceux pour lesquels certains de ces intervenants ont eux-mêmes été condamnés », a déclaré Lønne.

La combinaison d'une collecte de fonds à grande échelle, d'une structure juridiquement inexistante et de la présence de personnes condamnées pour des faits de violence ou de proxénétisme au sein de l'organisation soulève de sérieuses interrogations quant à la destination réelle des fonds récoltés.

Source: DHnet

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