Ex-époux violent à Charleroi : un an de prison requis pour coups, harcèlement et menaces

Un homme de 40 ans comparaissait vendredi devant la justice pour violences conjugales, harcèlement et menaces envers son ex-femme. Le parquet requiert une peine minimale d'un an.

Ex-époux violent à Charleroi : un an de prison requis pour coups, harcèlement et menaces

Ex-épouse contrainte à la clandestinité après des violences conjugales à Charleroi

Depuis près de deux ans, une femme vit recluse dans un centre d'hébergement, sans vie sociale, après avoir été victime de violences conjugales, de harcèlement et de menaces de la part de son ex-mari Mohamed, rapporte DHnet. Le jugement est attendu pour le 23 octobre prochain.

Le mariage a pris fin le 31 décembre 2024, à la suite d'une scène de violence survenue en présence d'un couple d'amis : Mohamed avait giflé son épouse. La séparation n'a cependant pas mis fin au calvaire de la victime. L'ex-époux a poursuivi son comportement par l'envoi de mails et de messages menaçants, conduisant la femme à solliciter l'aide de la police pour être mise en sécurité.

"Elle voudrait simplement être tranquille et retravailler, comme elle le faisait avant. Mais, comme le dit le prévenu, cela fait presque deux ans qu'elle se terre comme un rat", a déclaré l'avocate de la victime à la barre. D'autres plaintes ont depuis été déposées auprès des services de police.

Pas de contestation des faits principaux

Lors de l'audience de vendredi matin, Mohamed n'a pas contesté l'essentiel des faits reprochés, estimant toutefois que son ex-femme "en rajoute beaucoup" sur certains détails. Il n'a pas non plus nié une seconde scène de violence commise à l'encontre d'une amie qu'il hébergeait à son domicile. Mécontent de la façon dont celle-ci rangeait ses affaires, il l'avait saisie par le biceps pour l'expulser, lui causant une rougeur et une égratignure.

Peine minimale d'un an requise

Le parquet a requis une peine d'emprisonnement d'au minimum un an contre le quadragénaire, jusqu'ici inconnu de la justice, sans s'opposer à un sursis probatoire. Deux conditions sont souhaitées : une formation en gestion de la violence et une interdiction de contact entre Mohamed et son ex-femme.

La défense, pour sa part, a plaidé une simple suspension du prononcé, invoquant le comportement qualifié d'"inadéquat" du prévenu et sa volonté de refaire sa vie en Suisse.

Source: DHnet

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