Liégeois de 27 ans poursuivi pour violences répétées sur sa mère à Liège
Un homme de 27 ans comparaît pour avoir frappé sa mère à plusieurs reprises en 2025, malgré une condamnation antérieure pour les mêmes faits.

Violences intrafamiliales à Liège : un fils sous bracelet électronique devant le tribunal
Un Liégeois de 27 ans risque deux ans de prison avec sursis probatoire pour coups portés à sa mère à plusieurs reprises au cours de l'année 2025. DHnet rapporte que c'est une lettre anonyme reçue par les autorités en avril 2026 qui a mis fin à l'impunité de l'individu.
Ce n'est pas la première fois que le prévenu se retrouve devant la justice pour des faits similaires. Le 3 juin 2024, il avait déjà été condamné à quatorze mois de prison avec sursis pour avoir frappé sa mère. L'une des conditions de ce sursis était de ne pas récidiver. Selon le dossier, cette condition n'a pas été respectée.
Le jeune homme, qui vit toujours au domicile maternel, souffre d'une personnalité borderline assortie de traits antisociaux. Le psychiatre consulté dans le cadre de la procédure estime que le risque de récidive est présent, tout en confirmant que le prévenu est pénalement responsable de ses actes.
Plusieurs témoins entendus décrivent une famille qui vit dans la terreur. L'individu, sans emploi, consomme du cannabis — substance qui, selon l'entourage, aggrave son comportement. Lorsque les courses effectuées par sa mère ne lui conviennent pas, il insulterait cette dernière et lui ferait subir des violences physiques. Un proche de la victime a indiqué qu'elle aurait placé des miroirs sur les murs afin de dissimuler les dégâts causés par les coups de poing de son fils.
Une voisine a témoigné avoir vu la mère avec un œil au beurre noir. Elle a précisé qu'elle entendait régulièrement des cris et des bris d'objets dans le logement, et que la victime s'était réfugiée chez elle par crainte pour sa vie.
Le prévenu a comparu sous surveillance avec bracelet électronique. « Je n'ai pas arrêté de consommer du cannabis, mais j'ai diminué par la volonté », a-t-il déclaré à l'audience.
Sa mère, présente au tribunal, a pris la parole. « Les faits sont là, ils sont bien réels. C'est inadmissible. J'ai un peu laissé tomber la situation, je ne savais pas comment la gérer. Il a dû se retrouver en détention, c'est le pire qui pouvait arriver. On a renoué les liens que l'on n'avait plus. Cela a été bénéfique au final. » Elle souhaite que son fils intègre une habitation protégée pour retrouver la sérénité à son domicile.
« Avec ses sœurs, nous avons décidé de l'aider dans les démarches et l'installation dans son appartement. Il a besoin d'un suivi psychologique, voire psychiatrique. Il a besoin de l'aide d'un professionnel », a-t-elle ajouté.
L'avocat de la défense, Me Jean Boileau, a reconnu la gravité des faits commis par son client et a plaidé une peine de probation autonome plutôt qu'une incarcération.
Le tribunal rendra sa décision à la mi-octobre.
Source: DHnet