Mandat d'arrêt levé pour le tueur de chats de Saint-Nicolas, parquet en appel

La chambre du conseil de Liège a levé mercredi le mandat d'arrêt du suspect de tortures sur onze chats. Le parquet a immédiatement fait appel, maintenant l'inculpé en détention.

Mandat d'arrêt levé pour le tueur de chats de Saint-Nicolas, parquet en appel

Bracelet électronique refusé : le suspect reste en détention malgré la décision de la chambre du conseil

La chambre du conseil de Liège a ordonné mercredi la remise en liberté sous bracelet électronique de S.H., un habitant de Saint-Nicolas né en 2002, soupçonné d'avoir enlevé, torturé et tué onze chats dans les communes de Saint-Nicolas et Seraing. Selon DHnet, le parquet de Liège a immédiatement interjeté appel de cette ordonnance, ce qui a pour conséquence de maintenir l'inculpé en détention jusqu'à l'examen du dossier par la chambre des mises en accusation.

Il s'agit de la deuxième fois que la chambre du conseil lève le mandat d'arrêt. Fin juin, une première décision identique avait déjà été annulée par un appel du parquet, entraînant le même résultat : le maintien en cellule du suspect.

Faits nouveaux liés à la SRPA de Liège

L'affaire a pris une nouvelle dimension après que S.H. a été entendu par la police au sujet de faits commis à l'encontre de la SRPA de Liège. Le suspect aurait adopté deux chats auprès de cette société de protection animale et les aurait torturés. La SRPA a déposé une demande de devoirs complémentaires, ce qui retarde la clôture de l'instruction et donc le renvoi devant le tribunal correctionnel.

Des témoignages et des photos avaient initialement circulé sur les réseaux sociaux à la suite de multiples disparitions de chats dans la zone concernée. L'un des félins, enlevé à Ougrée, avait été retrouvé torturé et tué à Saint-Nicolas. S.H. se serait par ailleurs filmé pendant qu'il torturait des animaux ; ces images sont décrites comme « horribles ».

La chambre des mises en accusation avait antérieurement confirmé le mandat d'arrêt après un premier appel du parquet.

La défense plaide pour le bracelet électronique

Me Philippe Zevenne, avocat de la défense, a rappelé que son client est en aveux partiels. Il a sollicité la remise en liberté au motif que l'instruction se trouve à un stade avancé de règlement de procédure. « Il est regrettable de déposer une telle demande de devoirs complémentaires à ce stade avancé, mais c'est la procédure », a-t-il déclaré.

L'avocat estime que le placement sous bracelet électronique constitue la mesure appropriée dans les circonstances actuelles. « J'estime que la bonne décision est de placer mon client sous la surveillance d'un bracelet électronique étant donné que nous nous trouvons au stade du règlement de la procédure. Nous verrons ce que la chambre des mises en accusation décide », a-t-il ajouté.

La chambre des mises en accusation de Liège devra désormais statuer sur le maintien ou la levée du mandat d'arrêt de S.H.

Source: DHnet

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