Procès Ullens à Nivelles : témoignages contradictoires sur la victime Myriam Lechien

Au procès de Nicolas Ullens à la Cour d'assises de Nivelles, les proches de la victime dressent des portraits opposés de Myriam Lechien.

Portraits contradictoires de Myriam Lechien à la barre de Nivelles

Le procès de Nicolas Ullens s'est poursuivi jeudi à la Cour d'assises de Nivelles, rapporte rtl.be. Les proches de la victime, Myriam Lechien, se sont succédé à la barre, avant que les témoins de moralité de l'accusé ne prennent la parole.

Nicolas Ullens, 61 ans, est accusé d'avoir tué sa belle-mère il y a trois ans et demi à Lasne. La veille, les témoignages avaient dépeint le couple formé par Myriam Lechien et Guy Ullens comme fusionnel, « deux ados amoureux ».

Une amie de la famille : « généreuse, élégante, toute en simplicité »

Fanny Beck, amie de la fille de Myriam Lechien et témoin pour les parties civiles, a été la première à s'exprimer. « J'ai toujours été spectatrice d'un couple très heureux. Elle était très généreuse, élégante, toute en simplicité et en humour », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté avoir tenu à être présente pour soutenir les enfants de la victime après le drame. « Après la mort de Myriam, j'ai vu un Guy Ullens dévasté », a-t-elle conclu.

Le filleul de l'accusé : « l'ambiance est devenue glaciale »

Le témoignage de Christopher Ullens, absent à l'audience, a ensuite été lu à la Cour. Petit-fils de Guy et filleul de Nicolas Ullens, il a livré un récit sensiblement différent. « Mon parrain Nicolas Ullens était très proche de moi. Il faisait des bombes dans la piscine, il était marrant. La différence d'âge entre nous n'était que de 15 ans », indique-t-il. Mais l'arrivée de Myriam Lechien dans la famille a, selon lui, tout changé. « Quand Myriam Lechien est arrivée, petit à petit l'ambiance est devenue glaciale. Une fois, elle m'a vu jouer au tennis et m'a demandé ce que je faisais là, en me disant qu'il fallait désormais prendre rendez-vous pour venir », témoigne-t-il.

Christopher Ullens a également évoqué la personnalité de son grand-père. « Mon grand-père était quelqu'un de très cérébral. Il avait du mal avec ses sentiments. À Noël, il nous donnait une enveloppe conséquente, dégressive selon les âges. Ensuite c'est Myriam qui s'en chargeait. Après, il n'y en a plus eu, sans aucune explication. » Il a aussi relevé une disparité de traitement au sein de la famille : « Je voyais les enfants de Myriam dans le luxe, alors que moi j'habitais dans un logement avec des problèmes d'humidité. »

La sœur de l'accusé : « un couple psychologiquement violent »

C'est ensuite le témoignage de Brigitte Ullens, sœur de Nicolas Ullens, qui a été lu à la Cour. Elle a relaté le moment où elle a appris le drame. « Le jour des faits, Édouard Ullens m'a appelé pour me dire qu'il y avait eu un drame. On espérait que ce soit un délire de Papa parce qu'il était parfois délirant. J'ai finalement eu mon père qui m'a dit : "Ton frère a tué Mimi, elle est morte sur le coup." Il m'a dit qu'il était désolé pour ce qu'il s'était passé. »

Brigitte Ullens a également décrit l'état de son père dans les semaines qui ont suivi le meurtre, avant que celui-ci ne décède à son tour. « Mon père n'arrêtait pas de dire qu'il était désolé. Il était souvent confus. Il a dit une fois : "Il faut que je parle à Myriam, ah non c'est vrai elle n'est plus là." »

Sur la dynamique du couple, son jugement est sévère. « Quand mon père s'est mis avec Myriam, c'était la jet-set. On ne comprenait pas, on n'a pas été éduqué comme ça. Le couple était psychologiquement violent. Certaines personnes nous disaient que c'était de la torture. »

Les témoignages de moralité en faveur de Nicolas Ullens devaient suivre dans le courant de la journée.

Source: Google News BE FR

Read this article in English