Réseau "Lucky" démantelé dans le Borinage : deux chefs condamnés à trois ans de prison
Le tribunal correctionnel de Mons a condamné les deux dirigeants du réseau de trafic de stupéfiants "Lucky" à trois ans de prison et 24.000 euros d'amende.
Trafic de stupéfiants dans le Borinage : les têtes du réseau "Lucky" fixées à trois ans de prison
Le tribunal correctionnel de Mons a prononcé sa décision dans l'affaire du réseau "Lucky", actif dans le trafic de stupéfiants dans le Borinage. Selon DHnet, les deux hommes identifiés comme dirigeants de l'organisation ont été condamnés à trois ans de prison, assortis d'un sursis probatoire pour la partie excédant leur détention préventive. Chacun écope également d'une amende de 24.000 euros, dont la moitié bénéficie du sursis.
Les autres prévenus ont été sanctionnés de peines d'un an de prison avec sursis ou de 180 heures de travail d'intérêt général. Deux véhicules ont par ailleurs été saisis par la justice.
Une Mini Cooper sans plaques à l'origine de l'enquête
L'affaire prend son point de départ le 15 février 2025, rue Alphonse Brenez à Wasmes. Des riverains alertent les autorités après avoir remarqué une Mini Cooper stationnée depuis un long moment, moteur allumé. À l'intérieur, un jeune homme d'à peine 20 ans dort au volant. Le véhicule ne porte aucune plaque d'immatriculation.
Les policiers découvrent rapidement de la résine de cannabis et du cannabis dans le véhicule. La fouille du conducteur révèle une quarantaine de grammes de cocaïne dissimulés dans son sous-vêtement. Deux plaques d'immatriculation volées, deux GSM, quatre cartes SIM, deux boulettes de cocaïne supplémentaires et 665 euros en petites coupures complètent la saisie.
Placé sous mandat d'arrêt, le jeune homme nie d'abord toute implication dans un trafic organisé, avant de reconnaître les faits tout en affirmant avoir agi seul.
L'enquête s'élargit dix jours plus tard
Dix jours après cette première interpellation, une Citroën de location tente de forcer un contrôle de police, multipliant les infractions. À son bord, deux hommes dont les empreintes génétiques avaient déjà été retrouvées dans la Mini Cooper.
Selon le parquet, ces jeunes gens, âgés d'à peine vingt ans, vendaient déjà des stupéfiants alors qu'ils étaient encore mineurs. Le chiffre d'affaires du réseau a été estimé à 2,5 millions d'euros.
Une organisation structurée autour de la logistique
Deux individus assuraient la direction du réseau, tandis que d'autres prévenus prenaient en charge la logistique : voitures de location, téléphones, logements pour les revendeurs. Certains membres ont été rémunérés directement en drogue et ont été considérés par le tribunal comme de simples exécutants.
Ce jugement a été rendu par la chambre des vacations, avant l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal.
Source: DHnet