Viol présumé dans le parking de la gare de Mons : quatre ans requis contre un homme de La Louvière

Un homme de La Louvière comparaissait devant le tribunal correctionnel de Mons pour plusieurs viols sur une jeune femme de 19 ans. Le jugement est attendu début novembre.

Viol présumé dans le parking de la gare de Mons : quatre ans requis contre un homme de La Louvière

Viols présumés sur une SDF de 19 ans : le parquet réclame quatre ans ferme

Selon DHnet, un homme originaire de La Louvière, aujourd'hui domicilié en région liégeoise, risque quatre ans d'emprisonnement devant le tribunal correctionnel de Mons. Il est poursuivi pour plusieurs viols qui auraient été commis sur une jeune femme de 19 ans entre le 1er janvier et le 11 juin 2026. Le parquet réclame également une interdiction de séjour sur le territoire montois. La défense plaide l'acquittement.

Les faits se sont déroulés dans le quartier de la gare de Mons, où le prévenu et la victime vivaient tous deux dans la rue. L'homme se présentait comme son protecteur. Le parquet retient notamment la vulnérabilité de la jeune femme ainsi qu'une possible intoxication par des substances que le prévenu lui aurait administrées.

En février 2026, la victime s'était présentée à l'hôpital, déclarant avoir subi des abus sexuels de la part de celui qui la protégeait. Elle n'avait pas souhaité déposer plainte et était retournée vivre à ses côtés dans la rue.

En mars, la police des chemins de fer a signalé des comportements suspects dans le parking de la gare, où le couple avait l'habitude de passer la nuit. La jeune femme refusant de s'expliquer davantage, les enquêteurs ont visionné les images des caméras de surveillance. Celles-ci montrent une relation sexuelle d'une durée de quarante-cinq minutes durant laquelle la femme reste sans réaction. Des témoins ont rapporté qu'elle avait les yeux ouverts, mais semblait inconsciente.

Interrogé, le prévenu a confirmé « avoir pris la petite sous son aile » et reconnu exercer une certaine autorité sur elle. Il conteste toutefois lui avoir imposé des relations sexuelles ou lui avoir administré des substances. Les deux individus consommaient régulièrement des stupéfiants.

Le prévenu n'en est pas à sa première comparution : en juin 2020, il avait été condamné à quinze mois de prison avec sursis pour vol avec violence.

La victime, qui avait elle-même comparu devant le même tribunal quelques semaines plus tôt — en qualité de prévenue, alors qu'elle était détenue — a depuis été condamnée pour des vols avec violence commis aux abords de la gare. Convoquée cette fois comme victime, elle ne s'est pas présentée à l'audience.

Me Berger, avocat de la défense, estime que les éléments du dossier ne permettent pas d'établir la culpabilité de son client. Il reconnaît le caractère toxique de la relation, mais soutient que le prévenu était amoureux de la jeune femme et considérait leurs rapports comme consentis. À titre subsidiaire, l'avocat plaide que, si le tribunal devait retenir la prévention de viol, celle-ci devrait se limiter à la seule scène filmée le 10 mars. Il souligne par ailleurs que son client « n'a aucune condamnation pour des faits de mœurs ».

Le ministère public maintient sa réquisition de quatre ans de prison ferme assortie d'une interdiction de séjour à Mons. Au cours des débats, le tribunal a évoqué la possibilité d'un sursis partiel, ce qui pourrait mettre fin à la surveillance électronique que subit actuellement le prévenu.

Le jugement sera prononcé début novembre.

Source: DHnet

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