17 octobre en France : 1 800 interpellations et plus de 500 blessés parmi les forces de l'ordre

La journée de mobilisation du samedi 17 octobre a provoqué violences, pillages et dégâts matériels majeurs dans au moins neuf grandes villes françaises. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé un premier bilan national, avec enquêtes en cours pour identifier les auteurs.

17 octobre en France : 1 800 interpellations et plus de 500 blessés parmi les forces de l'ordre

Bilan national des violences du 17 octobre

Selon Actu17, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a dressé ce dimanche un bilan de la journée de mobilisation du samedi 17 octobre : 1 800 personnes interpellées en France, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés. Le ministre a précisé que ce « bilan sanitaire n'est malheureusement que provisoire ». Samedi soir, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait d'abord donné un chiffre de 150 blessés parmi les forces de l'ordre.

Laurent Nuñez a décrit le déroulement des événements : dès la mi-journée et dès le matin à Marseille, « des exactions étaient commises par plusieurs milliers d'individus d'ultragauche décidés à s'en prendre à nos bâtiments publics et à prendre à partie nos forces de l'ordre ». Il a ajouté que « par la suite, ils ont été rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces dans plusieurs villes en France ».

Pillages et dégâts dans au moins neuf métropoles

Les commerces ont été visés à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Nice et Limoges. À Paris spécifiquement, le parquet a dénombré 720 interpellations et 517 gardes à vue, notamment après des dégradations au siège de CNews et des tirs de mortiers vers la prison de la Santé. À Marseille, le poste de police municipale de La Canebière a été attaqué samedi en fin de matinée et le bâtiment dégradé.

Le ministre a dénoncé les attaques contre les forces de l'ordre et les institutions, les dégradations de bâtiments publics, les intrusions dans des préfectures et des mairies, ainsi que les pillages. « Manifester est un droit fondamental. Semer le désordre avec violence et de manière concertée n'en est pas un », a-t-il affirmé. Il a également relevé que « les dégâts matériels sont considérables, pour notamment plusieurs centaines de commerçants ».

Enquêtes lancées et soutien aux forces de l'ordre

Des enquêtes sont menées depuis dimanche pour identifier les auteurs de ces actes « afin qu'ils en répondent devant la justice ». Laurent Nuñez a apporté son « total soutien » aux policiers, aux gendarmes et aux sapeurs-pompiers qui ont « partout en France, intervenu dans des conditions extrêmes ». Il a conclu en affirmant : « La République ne cédera rien à ceux qui veulent imposer le désordre et la violence ».

Source: Actu17

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