Blocages lycéens : 1 949 interpellations et incendies volontaires en France

Des violences urbaines ont marqué le mouvement de blocage des lycées en France le 1er octobre. 564 établissements perturbés, façades incendiées à Bordeaux et Montpellier, 300 policiers et pompiers blessés.

Blocages lycéens : 1 949 interpellations et incendies volontaires en France

Débordements massifs lors du blocage des lycées français

Selon franceinfo.fr, le mouvement de blocage des lycées français a dégénéré en violences urbaines généralisées jeudi 1er octobre. Le ministère de l'Intérieur a annoncé 1 949 interpellations, trois fois plus que la veille, tandis que 564 établissements sur 3 700 ont été perturbés. Des débordements ont eu lieu simultanément dans plusieurs villes : Bordeaux, Marseille, Rouen, Clamart, Montpellier et Nantes.

À Bordeaux, la façade d'un lycée a été incendiée volontairement par des individus masqués. Quelques minutes après, les pompiers sont intervenus tandis que les policiers ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Une mère venue chercher son fils décrit des scènes de confusion : "Je travaille dans le bâtiment à côté et mon fils est dans ce lycée, donc je viens regarder s'il n'est pas en danger."

Les symbions de l'État ont particulièrement été ciblés. À Marseille, des policiers en sous-nombre ont dû se replier, abandonnant un camion de marins-pompiers saccagé par la foule. À Rouen, un proviseur a été blessé par un tir de mortier. Là encore, un incendie volontaire a été déclenché dans l'établissement. Au total jeudi, près de 300 pompiers, gendarmes et policiers ont été blessés lors des incidents.

Interrogés par les équipes de France Télévisions, des jeunes mineurs ont reconnu avoir allumé des feux : "On a mis les poubelles, après on les a brûlées. C'est parti très vite. On a commencé à barricader les rues. Et après, on a vu que ça prenait un peu trop. Il y a des voitures qui ont brûlé. Après ça, on n'est pas fiers de ça, malheureusement."

À Clamart, les mortiers d'artifice ont affronté les gaz lacrymogènes. Plusieurs lycéens ont été blessés ou arrêtés. Les jeunes dénoncent le manque de professeurs, les classes surchargées et critiquent l'attitude des forces de l'ordre. Un élève a déploré l'escalade : "Les policiers, ça les amuse. Ils veulent que nous gazer. Les jeunes répondent en leur lançant des mortiers d'artifice. Mais nous, on a envie que ça s'arrête, on a envie que ça se calme, on a envie de parler avec eux, ils ne veulent pas parler."

À Montpellier, les dégâts ont été particulièrement importants. La loge d'accueil d'un lycée a fondu sous l'effet de la chaleur. Didier Terral, responsable du service programmes immobiliers de la région Occitanie, a indiqué que "la loge est complètement détruite. Le système de contrôle d'incendie a été complètement détruit. On est en train de chiffrer les dégâts. Ils seront très importants, c'est sûr."

Selon la loi française, les auteurs d'incendies volontaires encourent dix ans de prison. En cas de violence sur les forces de l'ordre, la peine peut atteindre trois à sept ans d'emprisonnement supplémentaires.

Source: TF1 Info

Read this article in English