Député LFI saisit la justice après des violences policières contre des lycéens à Argenteuil

Paul Vannier, député LFI du Val-d'Oise, a saisi le parquet de Pontoise après avoir recueilli des témoignages de lycéens victimes de violences policières. Un adolescent a été grièvement blessé à l'œil par un tir de LBD.

Député LFI saisit la justice après des violences policières contre des lycéens à Argenteuil

Signalement au parquet après des témoignages de violences contre des lycéens à Argenteuil

Selon bfmtv.com, Paul Vannier, député La France Insoumise de la 5e circonscription du Val-d'Oise, a saisi ce lundi 5 octobre le parquet de Pontoise après avoir recueilli des témoignages de lycéens faisant état de violences policières lors des blocages dans sa circonscription.

Le parlementaire d'Argenteuil-Bezons a effectué un signalement au procureur au titre de l'article 40, qui impose aux agents publics de signaler tout crime ou délit constaté dans l'exercice de leurs fonctions. Les témoignages recueillis font état de coups de matraque au visage, de menaces et d'injures lors des interventions des forces de l'ordre contre des lycéens mobilisés.

"Je n'ai jamais assisté à un mouvement aussi puissant, aussi clair dans ses revendications et je n'ai en même temps jamais assisté à une répression policière aussi importante sur des enfants", a déclaré Paul Vannier lors d'une conférence de presse.

Au cœur du dossier, le cas d'un lycéen d'Argenteuil, désigné par l'initiale N., atteint à l'œil par un tir de LBD à courte distance lors d'une intervention des forces de l'ordre, le jeudi matin précédant l'annonce, sur la dalle d'Argenteuil, à proximité de deux lycées. Sur une photo présentée aux journalistes, le haut du visage de l'adolescent apparaît tuméfié et ensanglanté. "Il est aujourd'hui encore hospitalisé. Les médecins ne savent dire à cette heure s'il va perdre ou non l'usage de son œil", a précisé le député.

Un désaccord porte sur la distance à laquelle le tir a été effectué. "Le procureur de la République de Pontoise a évoqué une distance de 20 mètres entre le policier et le lycéen. La famille, ce matin encore, m'indiquait que cette distance était comprise entre 5 et 10 mètres", a rapporté Paul Vannier. Le parquet a ouvert une enquête confiée à l'IGPN, la police des polices.

La mobilisation lycéenne, qui devait entrer dans un troisième acte avec le soutien des syndicats, s'articule autour de plusieurs revendications : l'état de dégradation des bâtiments scolaires, des emplois du temps jugés excessifs et les effets de Parcoursup sur la santé psychologique des élèves. Paul Vannier a qualifié ces revendications de "parfaitement légitimes" et a demandé au gouvernement de "faire cesser cette escalade policière dans la répression d'un mouvement lycéen absolument tranquille et revendicatif".

Source: Google News LU FR

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