Deux frères arrêtés à Paris pour gestion d'une plateforme de contenus intimes volés
Deux frères de 21 et 25 ans ont été incarcérés à Paris vendredi, soupçonnés d'administrer une plateforme vendant des contenus intimes volés à 17 000 femmes, parmi lesquelles des mineures.

Démantèlement d'une plateforme internationale de contenus intimes
Selon TF1 Info, deux frères âgés de 21 et 25 ans ont été mis en examen et incarcérés ce vendredi 9 octobre à Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir géré la plateforme NudeLeaksTeens, un site international proposant la vente de contenus intimes volés. Le FBI et la justice française ont annoncé le démantèlement du site mercredi.
Les deux hommes, résidant chez leur mère dans le nord de la France, ont reconnu les faits lors de leur garde à vue. Ils sont entre autres mis en examen pour détention, diffusion, offre et mise en vente d'images pédopornographiques. Selon le procureur, le site générait entre 30 000 et 60 000 euros par mois. Les enquêteurs ont saisi chez eux environ 700 000 euros de monnaie virtuelle.
Le procureur a décrit la plateforme comme « une machine de destruction massive » ciblant 17 000 jeunes femmes et filles. Il a souligné que le site fonctionnait « sur une prime à ceux qui révèleraient des détails sur l'identité de ces femmes ». Les contenus provenaient non seulement de vols, mais comprenaient aussi une part significative d'images pédocriminelles.
L'aîné des deux frères, né à Villeneuve-d'Ascq (Nord), est soupçonné d'avoir fondé le site avant de le confier progressivement à son frère cadet. À l'audience, il a exprimé des regrets : « Si j'avais su l'ampleur que ça prendrait, je ne me serais pas lancé là-dedans. Je ne savais pas que ça allait faire autant de dégâts sur des gens. Je suis désolé pour les victimes. »
L'avocat du premier frère, Me Baptiste Bellet, a précisé que son client avait reconnu son implication et coopérait avec l'enquête. L'avocate du second, Me Émilie Quinton, a assuré qu'elle plaidait pour une pleine coopération dans le cadre de l'information judiciaire en cours. La défense du premier frère a avancé que certains fichiers accessibles provenaient de sites pornographiques plutôt que d'être volés par des moyens frauduleux.
Source: TF1 Info