Deux incidents violents pendant les blocages lycéens : France Info démêle le vrai du faux

Lors des manifestations lycéennes en France, deux vidéos de violences circulent sur les réseaux : une amputation à Lens et une noyade alléguée à Belfort. Radio France - Justice démêle le vrai du faux.

Deux incidents violents pendant les blocages lycéens : France Info démêle le vrai du faux

Mobilisations lycéennes : vérification de vidéos virales de violences

Depuis le 21 septembre, des blocages et manifestations se déroulent dans tout le pays. Les lycéens revendiquent un investissement accru du gouvernement dans l'éducation nationale. Simultanément, de nombreuses vidéos montrant des violences ont circulé en ligne, soulevant des questions sur leur authenticité. Selon Radio France - Justice, deux cas en particulier ont alimenté les débats sur les réseaux sociaux.

Le premier incident concerne un lycéen de 15 ans à Lens, dans le Pas-de-Calais. Lundi 5 octobre, à proximité d'un lycée bloqué, l'adolescent a perdu sa main gauche suite à l'explosion d'une grenade assourdissante lancée par la police. Il a dû être amputé. Une vidéo amateur authentifiée par franceinfo montre que le jeune s'est penché vers le projectile au sol, main en avant. Cependant, ces images ne permettent pas de confirmer s'il a effectivement saisi la grenade. L'Inspection générale de la police (IGPN) a ouvert une enquête. Suite à ce drame, le ministère de l'Intérieur a demandé la suspension de l'utilisation des grenades assourdissantes lors des manifestations lycéennes, le temps de cette investigation.

Le second cas, survenu à Belfort le 30 septembre, reste plus controversé. Une accusation de noyade a été portée : un lycéen de 17 ans affirme qu'un policier a tenté de le noyer dans un ruisseau. Cet adolescent a porté plainte pour tentative de meurtre. À l'inverse, deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, ont été mis en examen pour violences aggravées. Ils sont accusés d'avoir frappé le policier qui tentait d'arrêter le plus âgé des deux. Le jeune reconnaît avoir donné des coups au fonctionnaire mais maintient sa version des faits. L'IGPN a également lancé une enquête dans cette affaire. À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être établie.

Entre le 21 septembre et le 7 octobre, l'IGPN a ouvert 18 enquêtes pour des soupçons de violences policières. Un tiers concerne l'utilisation de lanceurs de balles de défense (LBD). Le bilan global des mobilisations révèle 215 élèves et 85 membres du personnel de l'éducation nationale blessés. Le ministère de l'Intérieur recense également près de 800 policiers et gendarmes blessés depuis le début du mouvement lycéen.

Source: Radio France - Justice

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