Fusillade au collège d'Aubagne : le tireur de 14 ans, profil et mobiles possibles

Un adolescent de 14 ans a blessé le principal et une enseignante à Aubagne lundi matin. Une enquête pour tentatives d'assassinat a été ouverte par le parquet de Marseille.

Fusillade au collège d'Aubagne : le tireur de 14 ans, profil et mobiles possibles

Collège d'Aubagne : ce que l'on sait du collégien de 14 ans qui a tiré au fusil de chasse

Un adolescent de 14 ans, scolarisé en classe de troisième, a ouvert le feu au fusil de chasse lundi matin dans son collège d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), blessant le principal de l'établissement et une enseignante. Selon cnews.fr, les faits se sont produits vers 9h25 ; le tireur a été désarmé, maîtrisé et placé en garde à vue dans la matinée.

Le déroulement des tirs

Le conseiller principal d'éducation (CPE) a neutralisé le collégien après que celui-ci avait tiré « dans les cuisses et le bas du dos » du principal, ainsi qu'« à au moins quatre reprises » en direction de plusieurs enseignants. Le pronostic vital des deux victimes n'est pas engagé. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « tentatives d'assassinat » afin d'établir le mobile du suspect.

Les parents du mineur ont également été placés en garde à vue, selon des informations rapportées par BFM.

Un profil d'élève décrit de façon contradictoire

Le collégien avait dissimulé son fusil dans un étui de guitare. Il n'est pas connu pour des faits de délinquance ni de radicalisation. Des témoignages d'élèves recueillis par la presse locale le décrivent comme un « élève perturbateur » qui « n'obéissait pas aux professeurs » et qui avait récemment demandé un rendez-vous avec le CPE. D'autres camarades le qualifient néanmoins de « calme ».

Certains élèves le décrivent comme « un fils de militaire passionné par les jeux vidéo » qui évoquait parfois, « pour se renseigner », des événements tels que « l'attentat du Bataclan ». Un de ses camarades mentionne une colère liée à un « incident qui aurait pu aboutir à une exclusion ». Une autre élève indique l'avoir croisé dans les couloirs après le déclenchement de l'alarme : il lui aurait alors confié qu'il « venait pour les profs, pas pour les élèves » et que « de toutes façons les profs font chier ».

La piste d'un conflit avec une ex-petite amie

Si des hypothèses de harcèlement scolaire ont été évoquées, le parquet pointe une autre piste. Selon des témoignages d'élèves, non vérifiés par les autorités à ce stade, l'adolescent se trouvait au cœur d'un conflit avec son ancienne petite amie. Celle-ci aurait fait circuler dans l'établissement des photos intimes du jeune homme, provoquant sa colère. Elle l'aurait en outre menacé de continuer à diffuser les clichés malgré ses demandes de suppression, en raison des moqueries que cela engendrait.

Ces informations restent à ce stade non confirmées et devront être vérifiées au cours de l'enquête. Le collégien n'aurait jamais proféré « aucune menace » devant ses camarades, selon les mêmes témoignages.

Un lien avec les mouvements dans les lycées écarté

Une piste semble d'ores et déjà écartée par le parquet : celle d'un lien avec le mouvement de contestation qui agite actuellement les lycées français. L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes et le mobile de la fusillade.

Source: Google News LU FR

Read this article in English