Lycéens mobilisés : 504 interpellations et violences contre écoles et policiers
Une journée de manifestations lycéennes a dégénéré en incidents graves : 504 interpellations et 48 policiers blessés, incluant un proviseur adjoint brûlé au visage par un mortier d'artifice.

Jeudi en marge d'un mouvement lycéen national
Selon le ministère de l'Intérieur, 504 personnes ont été interpellées jeudi lors des mobilisations lycéennes, tandis que 48 policiers et gendarmes ont subi des blessures, d'après Actu17. La place Beauvau constate « une augmentation des violences urbaines » qui ont ciblé particulièrement les enseignants et les établissements scolaires.
Le ministère estime que 71 500 lycéens ont participé aux cortèges et manifestations statiques, dont 24 500 à Paris. Par ailleurs, environ 55 000 personnes se sont regroupées devant des établissements scolaires, sans rejoindre systématiquement les marches organisées. Les cortèges déclarés par les syndicats se sont déroulés sans incidents majeurs, mais des débordements ont surgi lors des dispersions, notamment place de la Bastille.
Incidents graves contre les établissements
À Poitiers, un incendie s'est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi au sein d'un lycée et s'est propagé à un véhicule d'enseignante. Jeudi matin, à Saint-Étienne, plusieurs dizaines d'individus ont forcé l'entrée d'un lycée et ont endommagé la cantine. À Saint-Chamond, un proviseur adjoint a été brûlé au visage par un mortier d'artifice.
À Bayonne, des vitres du logement du gardien ont été détruites et des tirs de mortiers ont atteint des enseignants. À Toulouse, un proviseur a été frappé par un adulte manifestant. Le ministère rapporte également des « intrusions violentes » à Lormont et à Lorient, « où des exactions ont eu lieu ».
Attaques contre les forces de l'ordre
Les policiers et gendarmes ont été la cible de nombreuses attaques, notamment par jets de mortiers. À Gleizé, un policier a été blessé à l'épaule et visé « à hauteur de la tête par un tir de mortier ». À Reims, un autre policier a été blessé à l'œil par un tir de mortier devant un lycée.
Les bâtiments et véhicules des forces de l'ordre ont également été visés. À Strasbourg, un véhicule de police a été incendié. Des dégradations ont été commises sur l'hôtel de police de La Rochelle, et le commissariat des Capucins à Bordeaux a été victime d'une tentative d'incendie.
Contexte des mobilisations
Le mouvement lycéen de jeudi représente une baisse significative par rapport à la mobilisation de mardi, lors de laquelle 266 000 personnes avaient été dénombrées, dont 56 000 à Paris. Lundi, le bilan avait atteint 984 interpellations et 65 policiers et gendarmes blessés.
Depuis le 28 septembre, le cumul global s'élève à 6 059 interpellations et 715 policiers et gendarmes blessés. Le ministre de l'Intérieur a réuni jeudi soir les préfets de zone, les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales ainsi que le préfet de police, afin d'évaluer la situation sur l'ensemble du territoire et d'adapter les dispositifs de sécurité.
Source: Actu17