Marseille : un lycéen arrêté pour avoir brûlé une femme au visage

Un adolescent de 15 ans a été déféré pour acte de barbarie après avoir projeté des flammes au visage d'une auxiliaire de vie qui tentait de protéger un abribus pendant les manifestations lycéennes.

Marseille : un lycéen arrêté pour avoir brûlé une femme au visage

Acte de barbarie lors d'une manifestation lycéenne

Selon Actu17, un adolescent de 15 ans a été déféré dimanche 4 octobre à Marseille pour acte de barbarie. Il est accusé d'avoir projeté des flammes au visage d'une auxiliaire de vie de 40 ans jeudi 1er octobre, place du 4-Septembre dans le 7e arrondissement, en marge des manifestations lycéennes aux abords du lycée Colbert.

La victime s'interposait face à un groupe de jeunes qui tentaient de briser un abribus avec une barrière métallique. L'adolescent s'est alors approché de la femme et a actionné un spray inflammable enflammé à l'aide d'un briquet, dirigeant un jet de flammes vers son visage. La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux.

Enquête et identification rapide

Le groupe « atteintes aux personnes » du SLPJ centre a été chargé de l'enquête. Les enquêteurs ont exploité la vidéosurveillance urbaine pour identifier le suspect, qui a été interpellé vendredi en fin de journée. Pendant sa garde à vue, l'adolescent a immédiatement reconnu les faits et exprimé de profonds regrets, selon le parquet.

L'enquête avait d'abord été classée sous le chef de violences volontaires avec trois circonstances aggravantes : usage d'une arme, commission en réunion et dissimulation du visage. Le parquet a finalement saisi un juge d'instruction du chef d'acte de barbarie, une qualification criminelle.

Profil du suspect et mesures requises

L'adolescent était élève en seconde au lycée Colbert dans la section service d'aide à la personne. Il était inconnu des services de police et de justice. Le parquet de Marseille requiert son placement en détention provisoire au regard du trouble à l'ordre public. La décision appartiendra au juge des libertés et de la détention.

Ces actes interviennent dans un contexte de mobilisation lycéenne qui a débuté le 17 septembre en région parisienne et s'est étendue à l'ensemble du pays. Plus de 5 000 personnes ont été interpellées depuis le début de la semaine en lien avec ces manifestations, selon le ministère de l'Intérieur. Les autorités ont souligné qu'aucune revendication, qu'elle soit lycéenne, sociale ou agricole, ne saurait justifier de tels actes de violence.

Source: Actu17

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