Metz : enquête de l'IGPN après la vidéo d'une interpellation policière
Le parquet de Metz a ouvert une enquête suite à la diffusion viral d'une vidéo montrant un policier touchant une adolescente de moins de 15 ans lors d'une interpellation. L'IGPN examine s'il y a eu agression sexuelle.

Enquête ouverte pour agression sexuelle présumée
Une enquête a été ouverte après la diffusion d'une vidéo montrant un policier toucher les cheveux et la poitrine d'une adolescente maintenue au sol, à Metz, selon Actu17. La scène s'est déroulée lundi 5 octobre, lors de l'interpellation de la jeune fille, âgée de moins de 15 ans, en marge de la mobilisation lycéenne. Le parquet de Metz a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour examiner les conditions de l'interpellation et déterminer si des actes d'agression sexuelle sur mineur ont été commis.
La vidéo devient virale
La séquence dure 12 secondes et a été vue plusieurs millions de fois sur le réseau social X. On y voit l'adolescente allongée sur un trottoir, immobilisée par le fonctionnaire, qui semble passer sa main sur ses cheveux puis sur sa poitrine. Les images ont été relayées notamment par la députée La France insoumise Sophia Chikirou, suscitant de vives interrogations sur les réseaux sociaux et dans la classe politique.
Confirmation du parquet
David Touvet, procureur de la République de Metz, a confirmé l'ouverture de l'enquête mardi matin. « J'ai ouvert ce matin une enquête et en ai saisi l'IGPN, avec l'appui de l'office anti-cybercriminalité (OFAC) rattaché à la DCOS de la Moselle pour la partie technique des investigations destinées à authentifier et analyser la vidéo », a-t-il précisé. L'enquête porte sur les conditions de l'interpellation et doit établir l'existence ou non d'actes relevant d'une agression sexuelle sur mineur.
Les examens en cours
Le procureur a appelé à la prudence et expliqué devoir « écarter toutes les hypothèses ». La vitesse de lecture des images sera examinée, tout comme le caractère volontaire ou non des gestes du fonctionnaire. Le policier identifié sur les images doit être entendu dans le cadre des investigations, tout comme l'adolescente.
Situation de la jeune fille
La jeune fille a été placée en garde à vue pour participation à un groupement formé en vue de la commission de violences, selon le parquet. Elle devait être déférée mardi après-midi. Selon les informations disponibles, elle n'a pas encore déposé plainte et n'a pas fait état de gestes inappropriés de la part du policier.
Contexte du mouvement lycéen
Cette affaire s'ajoute à une série de procédures visant des policiers depuis le début du mouvement lycéen. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que la police des polices avait déjà été saisie à dix reprises.
Source: Actu17