Meurtre de Crépol : 11 jeunes renvoyés aux assises pour homicide aggravé par racisme

Près de trois ans après la mort de Thomas Perotto, 11 jeunes sont renvoyés devant la cour d'assises de la Drôme. La circonstance aggravante de racisme est retenue pour tous.

Meurtre de Crépol : 11 jeunes renvoyés aux assises pour homicide aggravé par racisme

Onze accusés devant la cour d'assises des mineurs de la Drôme

Près de trois ans après le drame de Crépol, les deux juges d'instruction chargés du dossier ont rendu, vendredi 25 septembre, leur ordonnance de mise en accusation, rapporte ledauphine.com. Ils ont décidé de renvoyer 11 jeunes hommes devant la cour d'assises des mineurs de la Drôme, dont l'un était mineur au moment des faits. Ils répondront du meurtre de Thomas Perotto et des tentatives de meurtre sur trois autres participants au bal.

Un douzième prévenu est renvoyé pour violences volontaires avec usage d'une arme à feu en récidive. Deux autres mis en examen ont, pour leur part, bénéficié d'un non-lieu.

Pour l'ensemble des accusés, les magistrats instructeurs ont retenu la circonstance aggravante de racisme visant la race blanche et la nation française. Ils s'appuient sur les déclarations de « 19 témoins directs ainsi qu'un mis en examen », qui font état de propos portant atteinte à l'honneur de personnes blanches et appartenant à la nation française, « prononcés avant, lors ou à l'issue de la commission des violences ».

La « loi du silence » dénoncée par les juges

L'instruction n'a pas permis d'identifier l'auteur des coups de couteau. Les juges soulignent la complexité du dossier, liée à la nature des faits — une scène de violences collectives impliquant un grand nombre de participants. Ils pointent explicitement la « loi du silence » observée par les mis en examen : « tant l'exploitation de certains téléphones portables que les interceptions téléphoniques ont démontré que certains d'entre eux étaient en possession d'informations sur le déroulement ou les auteurs des faits, éléments qu'ils ont pris soin de dissimuler ».

La défense conteste et fait appel

Plusieurs avocats de la défense contestent notamment la qualification de circonstance aggravante de racisme. Ils ont indiqué au Dauphiné Libéré avoir interjeté appel de cette ordonnance.

Pour meurtre et tentatives de meurtre aggravés par racisme, les accusés majeurs encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Source: Google News FR — Crime (fr)

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