Meurtre de Delphine Aussaguel : reconstitution de Cédric Jubillar en Aveyron
Cédric Jubillar participe vendredi à une reconstitution du meurtre de son épouse à Cagnac-les-Mines. Après ses aveux en juillet, magistrats et enquêteurs examinent si le crime était prémédité.

Reconstitution du meurtre de Delphine Aussaguel en Aveyron
Cédric Jubillar, accusé du meurtre de son épouse Delphine Aussaguel, a participé vendredi 2 octobre 2026 à une reconstitution à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Selon centrepresseaveyron.fr, cette mise en situation judiciaire intervient après ses aveux en juillet 2026, six ans après la disparition de la victime.
Le peintre-plaquiste de 39 ans, en détention provisoire depuis juin 2021, a reconnu en juillet 2026 avoir étranglé sa femme à la suite d'une dispute dans leur maison, alors que leurs deux enfants dormaient. Cette admission de culpabilité a également livré la localisation du corps : un champ en lisière de la commune de Mailhoc, à une dizaine de kilomètres du domicile du couple. L'analyse ADN des ossements exhumés le 16 juillet a confirmé qu'il s'agissait des restes de Delphine Aussaguel, infirmière de 33 ans travaillant dans une clinique d'Albi.
La reconstitution s'est déroulée dans la maison où le couple résidait avec ses enfants à Cagnac-les-Mines, puis sur le site de Mailhoc où les ossements ont été découverts. Magistrats, gendarmes et avocats de la partie civile ont observé les gestes de Jubillar, qui a dû expliquer in situ comment il a commis le crime. Les broussailles et herbes hautes qui envahissaient le jardin en contrebas de l'habitation ont été récemment coupées pour faciliter les opérations.
L'enjeu principal demeure la détermination du caractère préalablement établi ou spontané du crime. Selon le journal, Jubillar aurait déclaré à des proches, sur le ton de la plaisanterie, qu'il allait tuer sa femme, l'enterrer et que personne ne la retrouverait. Cette indication intéresse les avocats de la partie civile, qui y voient un possible motif de préméditation. Une clarification sur ce point alimentera le dossier que les magistrats et jurés examineront lors du procès en appel, prévu à Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027.
Philippe Pressecq, avocat d'une cousine de la victime, a critiqué le déroulement diurne de la reconstitution, estimant que les faits ayant eu lieu la nuit du 15 au 16 décembre 2020 devraient être rejoués en conditions nocturnes. Mercredi et jeudi, les gendarmes ont mené une nouvelle séquence de fouilles dans un champ de Mailhoc n'ayant pas encore fait l'objet d'investigations, mais aucun élément nouveau n'a été découvert.
Cédric Jubillar, condamné en première instance à trente ans de réclusion criminelle, encourt la perpétuité en appel. La première présidente de la cour d'appel de Toulouse, Chantal Ferreira, a indiqué que la reconstitution constituerait plutôt une « mise en situation ».
Source: Google News FR — Crime (fr)