Paris : deux adolescents arrêtés lors d'une tentative d'attaque à la Bank of America

Deux jeunes de 17 ans ont été interpellés dans la nuit du 28 mars en tentant de placer un engin explosif improvisé devant une agence bancaire parisienne. L'attentat, qui aurait pu causer des dégâts majeurs, révèle un maillage complexe entre petite délinquance et réseaux terroristes pro-iraniens.

Paris : deux adolescents arrêtés lors d'une tentative d'attaque à la Bank of America

Tentative d'attaque terroriste déjouée à Paris

Selon Le Figaro, deux adolescents de 17 ans ont été arrêtés le 28 mars en tentant de perpétrer un attentat à la Bank of America, rue La Boétie dans le VIIIe arrondissement de Paris. Vers 3h20 du matin, sous une pluie battante, les deux suspects se sont approchés de l'entrée de la banque avec un grand cabas contenant un engin explosif improvisé composé d'un bidon d'essence fixé à un pétard de « taille peu commune ». L'un des deux a sortie un briquet au moment où la brigade anti-criminalité, en planque à proximité, a intervenu.

Le premier suspect, le plus jeune, a été rapidement maîtrisé malgré sa résistance. Son complice a pris la fuite mais a été arrêté dès le lendemain. Les autorités ont saisi l'engin, qu'une analyse du laboratoire central de la préfecture de police a qualifié de « très puissant ». Selon ces experts, l'explosion aurait généré « une boule de feu de plusieurs mètres de diamètre » et aurait propagé un incendie de grande ampleur.

L'enquête menée par la section antiterroriste et la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) met en évidence un dispositif plus large. Ces deux adolescents, décrits comme des jeunes « en manque de repères, flirtant avec la petite délinquance », semblent être les exécutants d'une organisation criminelle qui les dépasse. Les enquêteurs soupçonnent une chaîne d'intermédiaires facilitant le recrutement et la coordination de ces « petites mains » terroristes, opération proposée initialement via Snapchat contre une rémunération de quelques centaines d'euros.

Source: Le Figaro

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