Paris : pillages et dégradations dans le Marais, absence policière signalée
Le philosophe Pascal Bruckner décrit des scènes de casse et de pillages en centre-ville parisien le 17 octobre, sans intervention des forces de l'ordre. Des boutiques de luxe ont été attaquées systématiquement aux cris de « Wallah ».

Casse et pillages documentés dans le cœur de Paris
Selon Le Figaro, le philosophe Pascal Bruckner a témoigné des événements du 17 octobre dans les rues du Marais. Vers 18 h 58, un groupe de personnes cagoulées a attaqué la façade d'une boutique de luxe au coin de la rue des Filles-du-Calvaire et de la rue de Turenne, armées de blocs de béton, de plaques d'égout, d'extincteurs et de pieds-de-biche.
Après une tentative prolongée, le verre de la vitrine s'est fissuré et les assaillants se sont introduits à l'intérieur du magasin pour en extraire des biens. Bruckner souligne que les auteurs ont agi de manière « rapide, coordonnée et professionnelle ». De midi à minuit dans le quartier proche de la République, aucun uniforme n'aurait été visible, bien que des riverains aient alerté les autorités.
Bruckner rapporte que les assaillants scandaient « Wallah » lors de leurs actions. Son observation met en avant, selon lui, une absence marquée des forces de l'ordre dans le secteur et une dynamique d'agitation urbaine prolongée durant cette journée du 17 octobre. Le philosophe, auteur de l'ouvrage « Je souffre donc je suis. Portrait de la victime en héros » (Grasset, 2024), revient sur le contraste entre l'intensité des actes de destruction et ce qu'il perçoit comme une carence du maintien de l'ordre public.
Source: Le Figaro