Plateforme de contenus intimes volés fermée : 17.000 victimes identifiées

La justice française et américaine a fermé NudeLeaksTeens, un site de vente d'images intimes volées à plus de 17.000 femmes, dont des mineures. Deux frères ont été arrêtés dans le nord de la France.

Opération judiciaire contre le trafic d'images intimes

Selon TF1 Info, une opération menée conjointement par la France et les États-Unis a permis la fermeture de NudeLeaksTeens, une plateforme proposant la vente en ligne de contenus intimes volés. Le parquet de Paris a annoncé mercredi 7 octobre l'arrestation de deux frères, âgés de 21 et 25 ans, soupçonnés d'en être « les administrateurs présumés ». Ils ont été interpellés mardi dans le nord de la France.

La plateforme visait un nombre considérable de victimes. Plus de 17.000 femmes du monde entier ont vu leurs images intimes volées et proposées à la vente sur le site, parmi lesquelles figuraient des mineures. Le parquet de Paris précise que les deux hommes sont « des autodidactes » qui « ont réussi à saisir les opportunités qu'offrent les technologies à mauvais escient ».

Fonctionnement du site et sources des contenus

Le site fonctionnait sur trois domaines internet différents et proposait à la vente des « packs » de contenus intimes volés. Ces images provenaient de sources variées : piratage informatique de comptes de réseaux sociaux, « grooming » – pièges tendus en ligne par des adultes à des mineurs – et « revenge porn », diffusion non consentie d'images intimes par vengeance.

Les utilisateurs du site étaient incités, contre récompense en monnaie virtuelle, à fournir des informations d'identification de chaque victime. Celles-ci étaient répertoriées individuellement sous leur vrai nom, indexées par âge, lieu de résidence, métier et niveau de « beauté » noté sur 10, selon le parquet de Paris.

Saisies et charges

Les enquêteurs ont saisi auprès des deux frères environ 700.000 euros de monnaie virtuelle, incluant des Bitcoin, Litecoin, USDT et Ethereum. Le département américain de la Justice a précisé que la plateforme mettait en vente différents « albums » ou « collections » contenant souvent des informations personnelles permettant d'identifier les victimes, des images partiellement ou totalement dénudées, ainsi que des images d'actes sexuels. Certaines victimes ont pu être identifiées et les enquêteurs ont confirmé qu'elles étaient mineures au moment de la prise de vue.

L'enquête française, dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l'unité cyber de la gendarmerie nationale, poursuit notamment sur les infractions suivantes : détention et diffusion en bande organisée de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique, blanchiment, fourniture d'une plateforme en ligne à des fins illicites et atteinte à la vie privée.

Contact pour les victimes

Les personnes victimes de la diffusion non-consentie de contenus intimes sur la plateforme NudeLeaksTeens, françaises ou étrangères, sont invitées à contacter l'Unité nationale cyber à l'adresse [email protected].

Source: TF1 Info

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