Policier filmé à Carcassonne projetant un homme au sol : jugement fixé au 6 novembre

Un policier national mis en cause pour violences à Carcassonne lors de la Fête de la musique comparaîtra le 6 novembre. Il est suspendu de toute activité policière.

Policier filmé à Carcassonne projetant un homme au sol : jugement fixé au 6 novembre

Policier de Carcassonne mis en examen après une vidéo de violences

Un policier national sera jugé le 6 novembre devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, a annoncé le parquet dans un communiqué ce samedi 26 septembre, selon BFM TV. Les faits remontent au 21 juin, en marge de la Fête de la musique, lorsqu'une vidéo a montré l'agent agripper un homme par les épaules avant de le projeter violemment au sol.

Les images, diffusées notamment sur les réseaux sociaux par le député LFI Thomas Portes, ont déclenché une enquête judiciaire confiée à l'antenne marseillaise de l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale. Le policier est visé pour « violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ».

Placé en garde à vue vendredi, il a ensuite été présenté au parquet avant d'être renvoyé devant le tribunal correctionnel. Dans l'attente de l'audience, il est soumis à un contrôle judiciaire « avec interdiction d'exercer toute activité policière ou toute activité en lien avec la sécurité, et interdiction de détenir une arme », a précisé la procureure de la République à Carcassonne, Géraldine Labialle.

La victime décédée une dizaine de jours après les faits

Sur les images, la victime se tenait la tête après sa chute et présentait une ouverture au niveau du crâne. Qualifiée d'« en état d'ivresse manifeste » par le parquet, elle avait été évacuée par les pompiers sur place.

L'homme, âgé de 29 ans, sans domicile fixe depuis l'âge de 16 ans et souffrant de toxicomanie, est mort le 3 juillet, soit une dizaine de jours après les faits. Il a été découvert « en arrêt cardiaque » sur son campement.

Toutefois, la procureure Labialle a précisé qu'aucun lien n'a pour l'heure été établi entre les violences du 21 juin et ce décès. Les conclusions de l'autopsie réalisée le 9 juillet ont exclu « toute lésion traumatique suspecte en faveur de l'intervention d'un tiers ». Compte tenu des antécédents de la victime, une « cause toxique » est privilégiée pour expliquer sa mort.

Source: BFM TV

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