Trafic de cocaïne Guyane-Hexagone : jusqu'à six ans requis à Poitiers

Six personnes sont jugées à Poitiers pour un trafic de cocaïne entre la Guyane et la métropole. Le parquet a requis jusqu'à six ans de prison.

Trafic de cocaïne Guyane-Hexagone : jusqu'à six ans requis à Poitiers

Onze kilos de cocaïne saisis à Roissy, six prévenus devant le tribunal de Poitiers

Selon peyiguyane.com, l'affaire prend naissance en janvier 2022, au terme d'une enquête d'environ un an conduite par la Sûreté départementale de Poitiers, avec le concours de la brigade des stupéfiants de Paris. Tout commence par l'interpellation d'un homme à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, porteur de 11 kilos de cocaïne acheminés depuis Cayenne et destinés, selon l'accusation, à être livrés à Poitiers.

D'autres arrestations ont suivi en région parisienne et dans la Vienne. Les perquisitions ont permis de saisir deux kilos supplémentaires de cocaïne, 20 000 euros en espèces, des armes de poing et plusieurs véhicules haut de gamme.

Une procédure émaillée d'annulations

Le procès a connu un parcours judiciaire particulièrement chaotique. L'audience a été reportée à quatre reprises, en raison notamment de recours déposés par les avocats de la défense, qui ont contesté des écoutes téléphoniques, des opérations de géolocalisation et certaines perquisitions.

La justice a finalement prononcé l'annulation de plusieurs actes de procédure. Résultat : trois personnes initialement mises en examen ne comparaissent plus dans ce dossier, les éléments à leur charge ayant été invalidés.

Des versions contradictoires à l'audience

Lors des débats, les six prévenus restants ont présenté des positions opposées. Les deux hommes désignés comme les organisateurs présumés du réseau ont contesté toute implication. En revanche, l'individu intercepté à Roissy avec les 11 kilos a reconnu sa participation au trafic, livré des informations sur le fonctionnement du réseau et exprimé des regrets.

Cinq des six personnes jugées sont originaires de Guyane et résidaient à Poitiers au moment des faits. Quatre d'entre elles avaient déjà fait l'objet de condamnations dans d'autres affaires.

Peines requises : jusqu'à six ans ferme

À l'issue des débats, le ministère public a requis des peines allant de quatre à six ans d'emprisonnement contre les trois hommes considérés comme les principaux acteurs du trafic. Pour les trois femmes poursuivies, notamment pour recel — elles sont accusées d'avoir bénéficié de biens ou de sommes issus du trafic, ce qu'elles contestent, affirmant ignorer l'origine des fonds —, le parquet a sollicité des peines assorties du sursis.

Le jugement du tribunal correctionnel est attendu le jeudi 29 octobre 2026.

Source: Google News MA — Crime (fr)

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