Trois lycéens interpellés après l'agression d'un professeur à La Ciotat
Trois adolescents de 16 ans sont placés en garde à vue à Marseille pour l'agression d'un enseignant aspergé d'essence vendredi devant son lycée. Le parquet a retenu des chefs de participation à un attroupement armé et violences sur personne chargée de mission de service public.

Trois mineurs en garde à vue pour l'agression d'un professeur
Selon Actu17, trois lycéens de 16 ans sont actuellement en garde à vue à Marseille pour leur implication dans l'agression d'un enseignant survenue vendredi 2 octobre devant le lycée de la Méditerranée de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Le professeur, Thierry Laurent, 59 ans, a été aspergé d'essence au visage puis violemment frappé au pied lors d'une tentative d'extinction d'incendie devant l'établissement, dans le contexte des manifestations lycéennes nationales.
Le principal suspect, élève du lycée, a été interpellé dimanche matin à Marseille. Son placement en garde à vue a été provisoirement interrompu avant de reprendre. Les investigations ont révélé l'implication de deux autres camarades dans la préparation et la participation aux faits, selon le procureur de la République Nicolas Bessone. Ces deux mineurs ont à leur tour été placés en garde à vue à la division de la criminalité territoriale (DCT) de Marseille.
Les chefs d'accusation retenus
Les trois adolescents sont poursuivis pour participation à un attroupement armé, violences sur personne chargée d'une mission de service public, violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, vol à l'occasion d'une manifestation sur la voie publique, et dégradations en réunion. L'enquête, initialement ouverte pour violences avec incapacité totale de travail inférieure à huit jours, a été étendue suite à la découverte de dégradations commises contre un véhicule de police sérigraphié par le principal suspect quelques instants après l'agression.
Contexte de protestation lycéenne
Le mouvement de contestation à l'origine de ces incidents a débuté le 17 septembre en région parisienne avant de s'étendre à de nombreuses villes de France. Plusieurs blocages se sont transformés en violences et dégradations qualifiées de « violences urbaines » par le gouvernement. Le ministère de l'Intérieur recensait 6 547 interpellations en marge de cette mobilisation au mardi soir.
La victime, Thierry Laurent, enseignant en physique-chimie, a subi une lésion de la cornée à l'œil droit. Il a déclaré ne pas connaître l'adolescent et a exprimé le souhait de rencontrer son agresseur présumé, demande refusée par le commissariat. Selon ses propos rapportés sur BFMTV dimanche, il envisageait de reprendre ses cours dès le lendemain.
Source: Actu17