Vol d'un chef-d'œuvre de 210 kilos signé Dalí en Auvergne
Le « Livre de l'Apocalypse », ouvrage d'exception de 210 kg avec couverture en bronze signée Salvador Dalí, a disparu d'un centre d'art en Puy-de-Dôme. Estimé à un million d'euros, ce monument signé par 14 artistes de renom reste introuvable.

Chef-d'œuvre volé dans un centre d'art auvergnant
Une œuvre d'art monumentale a disparu la nuit du 4 octobre à Issoire, en Puy-de-Dôme. Selon France Info, le « Livre de l'Apocalypse » de Joseph Forêt, pesant 210 kilogrammes, a été dérobé dans un centre d'art contemporain privé. Créé en 1961, ce livre unique reste l'une des réalisations les plus imposantes jamais produites, à la fois sur le plan artistique et physique.
L'ouvrage se distingue par sa couverture en bronze, réalisée par Salvador Dalí lui-même. Celui-ci avait ajouté des pierres précieuses, des fourchettes en or et un Christ peint sur une plaque d'or, selon la description fournie par Christian Karoutzos, propriétaire actuel du livre. Au-delà de cette couverture prestigieuse, le projet avait mobilisé 14 artistes et écrivains de renommée internationale, parmi lesquels Jean Cocteau et Bernard Buffet, qui ont signé les 150 parchemins accompagnant le volume en bronze.
À sa création en 1961, le livre était considéré comme l'un des plus chers de son époque, coté à 100 millions de francs de l'époque. Les spécialistes l'évaluent aujourd'hui à environ un million d'euros. Jean-Christophe Castelain, rédacteur en chef du Journal Des Arts, souligne l'énigme que représente ce vol : « Il a une valeur artistique importante en soi, beaucoup plus que sa valeur individuelle, de chacun des objets qui pourrait le composer. Quel voleur peut s'intéresser à un objet qui pèse 210 kilos ? Je laisse la question ouverte. »
Les circonstances du vol restent mystérieuses. Le poids considérable de l'ouvrage soulève la question logistique de son enlèvement et de son transport. Les gendarmes du Puy-de-Dôme analysent actuellement la vidéosurveillance de l'établissement pour progresser dans l'enquête. Les enquêteurs examinent plusieurs hypothèses : celle d'un collectionneur privé agissant en connaissance de cause, ou celle de trafiquants d'art ayant commandité le vol. L'identité du ou des commanditaires demeure à ce stade inconnue.
Cette affaire de vol d'art met en lumière la vulnérabilité de certaines collections privées, même dans des établissements sécurisés. Le « Livre de l'Apocalypse » demeure introuvable et les recherches se poursuivent.
Source: France Info