Guadeloupe : deux gendarmes du GIGN blessés par balles aux Abymes
Deux gendarmes du GIGN ont été grièvement blessés lors d'une opération contre des braqueurs présumés aux Abymes. Quatre suspects ont été interpellés.

Intervention contre des braqueurs aux Abymes
Deux gendarmes du GIGN ont été grièvement blessés par balles samedi soir aux Abymes, en Guadeloupe, lors d'une opération de police judiciaire contre des auteurs présumés de vol à main armée, selon Actu17. L'un a été atteint au bras, le second à la jambe avec une probable fracture du fémur. Leurs jours ne sont pas en danger.
Les tirs ont éclaté vers 19h40 heure locale dans le secteur de Perrin. Quatre suspects ont été interpellés sur place. Un véhicule a été retrouvé encastré dans un pick-up de la gendarmerie, bien que le lien entre cette collision et les tirs n'ait pas été établi.
Mobilisation importante des forces de sécurité
Un important dispositif a été déployé immédiatement. Cent gendarmes et dix policiers ont été mobilisés, dont trois pelotons d'intervention d'escadrons de gendarmerie mobile et un peloton de la Garde républicaine. Un hélicoptère, la cellule d'identification criminelle de Guadeloupe, une équipe cynophile et les sapeurs-pompiers ont également participé aux opérations, qui se poursuivaient dimanche.
Réaction du ministre de l'Intérieur
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a réagi dimanche en fin de matinée. « Je leur adresse tout mon soutien et leur souhaite un prompt rétablissement. S'en prendre à nos forces de l'ordre est intolérable », a-t-il déclaré sur X. Il a ajouté : « Nous ne lâcherons rien face à la criminalité organisée et à la violence des gangs. »
Contexte de violences armées croissantes
Cet incident survient dans un climat de violences armées sur l'archipel. Mi-septembre, le préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux, et le procureur général, Éric Maurel, ont appelé à « un sursaut de la société contre l'hyperviolence et la circulation des armes ». À cette date, 31 homicides avaient déjà été recensés depuis janvier, dont 27 par arme à feu.
En 2025, la Guadeloupe a enregistré 11,5 homicides pour 100 000 habitants, un taux huit fois plus élevé que celui de la France entière (1,4). Une circulation massive d'armes est constatée sur fond de narcotrafic aux Antilles françaises, devenues une zone de passage entre l'Amérique du Sud, les États-Unis et l'Europe.
Source: Actu17