Infirmière de Tournai jugée pour injections esthétiques illégales à l'acide hyaluronique

Une infirmière d'une trentaine d'années comparaît devant le tribunal de Tournai pour injections esthétiques illégales. Elle conteste s'être présentée comme médecin.

Infirmière de Tournai jugée pour injections esthétiques illégales à l'acide hyaluronique

Injections esthétiques sans titre de médecin : le tribunal de Tournai se prononcera le 10 novembre

Une infirmière d'une trentaine d'années doit répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Tournai, rapporte DHnet. La prévenue, condamnée par défaut en juillet à un an de prison ferme, a fait opposition au jugement.

Les faits remontent à octobre 2023 : la femme aurait pratiqué des injections d'acide hyaluronique dans les lèvres de plusieurs patientes en se faisant passer pour un médecin, selon le parquet. La prévenue conteste catégoriquement cette version. « Je leur ai toujours dit que j'étais infirmière », a-t-elle déclaré à l'audience.

Son avocat souligne qu'elle est titulaire d'un diplôme d'infirmière et a suivi des formations spécifiques pour pratiquer ce type d'injections. Il relève également une incohérence avec la procédure française : « Ma cliente a aussi été condamnée en France, mais la prévention d'escroquerie n'a pas été reprise. Pourquoi ici, oui ? » La défense insiste par ailleurs sur le fait qu'aucun témoignage recueilli ne mentionne qu'elle aurait endossé le rôle d'un médecin. Les patientes la contactaient via Instagram ou étaient approchées par elle via des influenceuses, avec mention de ses quatre ans d'expérience.

Deux patientes se sont dites insatisfaites du résultat, mais n'ont pas déposé plainte. L'une d'elles avait même planifié un nouveau rendez-vous esthétique avec la prévenue.

Pour la substitut du procureur du roi, même deux victimes constituent un seuil inacceptable. Elle a précisé que « les prestations ont commencé en octobre 2023 uniquement dans un but de lucre » et que l'argent ainsi gagné aurait servi à financer des vacances et des restaurants de luxe. Le parquet réclame une amende de 2 000 euros.

La défense plaide pour un sursis et une réduction de l'amende, en faisant valoir que les autorités françaises réclament déjà de leur côté une somme de 113 000 euros. Le jugement sera rendu le 10 novembre.

Source: DHnet

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