Manège à Dour : un Montois de 24 ans condamné à 30 mois avec sursis pour viol
Un habitant de Mons a été condamné à trente mois de prison avec sursis pour viol sur de jeunes cavalières fréquentant un manège à Dour. Le parquet avait requis trois ans ferme.
Trente mois de sursis pour agressions sexuelles dans un manège du Borinage
Un Montois de 24 ans a été condamné à trente mois de prison assortis d'un sursis probatoire de trois ans pour viol et atteinte à l'intégrité sexuelle, rapporte DHnet. Les faits se sont déroulés dans un manège à Dour, où le prévenu se présentait comme un séducteur auprès de jeunes cavalières.
Quatre jeunes filles avaient dénoncé ses agissements. Parmi elles, une adolescente de 13 ans qui décrivait deux relations sexuelles qu'elle présentait comme consenties — une notion juridiquement exclue à cet âge dans les circonstances évoquées. Amoureuse du jeune homme, elle n'avait pas souhaité déposer plainte. Une deuxième adolescente dénonçait une pénétration digitale forcée. Une troisième décrivait comment des avances répétées avaient progressivement conduit à des actes sexuels contraints.
Le tribunal n'a toutefois pas suivi le parquet sur l'ensemble des préventions. Le jeune homme a été acquitté sur une partie d'entre elles, les juges ayant exprimé des doutes sur la crédibilité des déclarations de certaines plaignantes.
Durant l'enquête, l'ambiance au manège avait également été questionnée : des coups de cravache sur les fesses et des gestes déplacés avaient été évoqués. Le prévenu, qui venait s'y occuper du cheval de son père, dénonçait pour sa part un complot orchestré par la gérante, après son exclusion de l'établissement en octobre 2023.
Le Montois a constamment contesté les accusations. Selon lui, l'une des adolescentes aurait mal vécu son refus d'une relation amoureuse. « Elle voulait sortir avec moi, j'étais déjà en couple. Elle n'a pas apprécié », avait-il déclaré.
Pour le ministère public, le prévenu exerçait une emprise psychologique réelle sur ces jeunes filles. Le substitut du procureur avait requis trois ans de prison ferme, le qualifiant de « prédateur sous des faux airs de séducteur ».
Me Fabrice Guttadauria, avocat de la défense, avait plaidé l'acquittement, estimant que le dossier reposait sur des rumeurs d'écurie et des échanges entre adolescentes. « Mon client n'est certainement pas un prédateur sexuel », avait-il insisté, s'appuyant sur les expertises psychologiques. Selon lui, le jeune homme était surtout un grand adolescent immature, incapable de poser des limites. « Depuis, il est devenu papa, travaille et a mûri », avait ajouté le pénaliste.
Le tribunal a finalement prononcé une peine de trente mois de prison avec sursis probatoire de trois ans, écartant l'emprisonnement ferme réclamé par le parquet.
Source: DHnet