Viol d'une étudiante à Mons : deux Pakistanais condamnés, six ans ferme pour le gérant
Le tribunal correctionnel de Mons a condamné deux ressortissants pakistanais pour le viol d'une étudiante de l'UMons commis en décembre 2025. Le gérant du night-shop écope de six ans ferme, son employé de quatre ans dont deux fermes.

Six ans de prison pour le gérant d'un night-shop après le viol d'une étudiante à Mons
Le tribunal correctionnel de Mons a rendu son verdict dans l'affaire du viol d'une étudiante de l'UMons, commis dans l'arrière-boutique d'un magasin de nuit de la rue de la Clef en décembre 2025. Selon DHnet, le gérant du commerce a été condamné à six ans de prison ferme et son employé à quatre ans, dont deux fermes. Le troisième prévenu a été acquitté.
Une nuit de décembre 2025
Vers 1h30 ce soir-là, Laura — prénom d'emprunt — quitte le centre-ville de Mons pour rentrer chez elle réviser avant les examens. Elle entre dans le night-shop de la rue de la Clef pour acheter des biscuits, s'absente brièvement dans un café voisin, puis y revient à 1h42 pour acheter une boisson.
L'employé lui propose alors de passer dans l'arrière-boutique pour boire un verre. La jeune femme, ne comprenant pas ses paroles, utilise une application de traduction. Elle finit par accepter.
À 2h29, le magasin ferme ses portes. Laura se trouve encore à l'intérieur, en compagnie du patron, qui demande à son employé de leur servir à boire. Elle reçoit un whisky-Coca.
« Si je ne reviens pas, appelle la police »
Inquiète, la jeune femme envoie plusieurs messages à sa colocataire. L'un d'eux est particulièrement alarmant : « Je suis au night-shop. Si je ne reviens pas, appelle la police. »
Après avoir consommé sa boisson, la vision de Laura devient floue. Puis c'est le trou noir.
Il est 6h34 lorsqu'elle reprend connaissance, seule dans l'arrière-boutique. Désorientée, elle quitte précipitamment le commerce et croise des éboueurs, qui décriront aux enquêteurs une jeune femme terrorisée, regardant constamment derrière elle. Ses vêtements sont mal remis. Elle ne porte plus de petite culotte.
De retour chez elle, Laura relate les violences subies à sa colocataire. Les deux jeunes femmes se rendent à l'hôpital, d'abord à Mons, puis à Charleroi, pour des examens médicaux. Les analyses scientifiques révèlent la présence d'ADN masculin dans le vagin de la victime.
Trois hommes interpellés, dont un caché dans un placard
La police intervient rapidement dans le commerce. Deux hommes sont présents sur place ; le troisième est découvert caché dans un placard. Les enquêteurs retrouvent également la petite culotte de la victime sur le sol. Les analyses établissent la présence de sperme appartenant à l'un des suspects.
La victime ne conserve que des souvenirs fragmentaires de cette nuit, mais parvient à identifier les trois hommes. Tous sont interpellés et placés en détention.
Des versions contestées devant le tribunal
Devant le tribunal correctionnel, les trois prévenus ont nié les accusations de viol aggravé et de séquestration. Le gérant a notamment soutenu que l'étudiante avait tenté de lui dérober les 7.000 euros qu'il transportait sur lui — une explication que le ministère public a jugée incompatible avec les constats scientifiques.
Le parquet avait relevé lors de son réquisitoire : « Aucun des trois ne justifie la fermeture du magasin, alors que cette jeune femme se trouve à l'intérieur. » Le ministère public considérait les trois hommes comme coauteurs du viol et avait requis des peines de quatre et cinq ans de prison.
L'un des prévenus devait également répondre d'une tentative de viol à l'encontre d'une autre cliente, en juillet 2025. Cette femme, entrée dans le commerce pour acheter une cigarette, aurait été emmenée dans l'arrière-boutique, où l'homme aurait tenté de lui imposer un baiser avec la langue.
Le verdict
Au terme des débats, le tribunal a retenu la responsabilité pénale de deux des trois prévenus. Le gérant est condamné à six ans de prison ferme. Son employé écope de quatre ans, dont deux fermes. Le troisième prévenu, également poursuivi dans ce dossier, a été acquitté et libéré.
Cette décision clôt le procès en première instance, près de onze mois après la nuit au cours de laquelle la vie de la jeune étudiante a basculé.
Source: DHnet