Couteau sorti dans un café de La Louvière après un refus de verre, un sexagénaire devant le tribunal

Un homme d'une soixantaine d'années comparaît devant le tribunal correctionnel de Mons pour avoir menacé un client avec un couteau. Il risque six mois de prison.

Couteau sorti dans un café de La Louvière après un refus de verre, un sexagénaire devant le tribunal

Menaces au couteau dans un café de La Louvière : le prévenu nie les faits

Le 27 avril 2025, une soirée a dégénéré dans un café de La Louvière après qu'un consommateur manifestement éméché s'est vu refuser un verre. Selon DHnet, la police a été alertée pour une bagarre impliquant un client ivre, identifié sous le prénom d'emprunt Victor, un sexagénaire.

À l'arrivée des agents, plusieurs clients désignent Victor comme l'instigateur de l'altercation. Un couteau gît à ses pieds. Une fouille révèle ensuite un second couteau dissimulé dans l'une de ses poches.

Le compagnon de la tenancière, entendu par les enquêteurs, explique la séquence des faits : Victor souhaitait commander une nouvelle consommation, mais avait déjà trop bu. Le refus qui s'ensuivit aurait déclenché la colère du sexagénaire, qui aurait alors sorti une lame pour menacer l'homme.

Victor livre pour sa part une version radicalement différente. Il conteste toute menace et affirme que le couteau retrouvé au sol ne lui appartient pas. Le second couteau, celui découvert dans sa poche, aurait selon lui une utilisation anodine : couper des fruits. Une explication accueillie avec scepticisme par les policiers.

Poursuivi pour menaces et port d'armes, Victor a comparu devant le tribunal correctionnel de Mons. Le ministère public a requis six mois de prison, en sollicitant l'application de l'ancien Code pénal, jugé plus favorable au prévenu.

Le casier judiciaire belge de Victor est vierge. Son avocate, Me Samanci, s'est appuyée sur cet élément pour plaider en faveur d'une mesure de clémence. Elle a précisé que son client avait bien fait l'objet d'une condamnation à l'étranger, mais que celle-ci remontait à plus de vingt ans. Depuis, le sexagénaire aurait mené une vie sans incident, jusqu'à ce qu'une maladie l'oblige à cesser toute activité professionnelle.

« Il n'a manifesté aucune agressivité au moment de son interpellation. Il n'a pas un profil problématique », a plaidé Me Samanci.

La défense a demandé une suspension simple du prononcé de la condamnation, une mesure qui permettrait à Victor d'éviter une inscription à son casier tout en tenant compte de la gravité des faits. Le tribunal rendra son jugement à la fin du mois de novembre.

Source: DHnet

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