Agression d'une policière à Paris : trois mineurs comparaîtront en février
Trois adolescents âgés de 15 et 16 ans ont été identifiés dans l'agression d'une lieutenante de police survenue en octobre lors du blocage des lycées parisiens. Le parquet a fait appel contre les refus du juge des enfants de les placer sous contrôle judiciaire.

Trois mineurs face à la justice après l'agression d'une policière
Deux adolescents de 16 ans ont été déférés mardi dans l'enquête sur l'agression violente d'une lieutenante de police stagiaire, selon Actu17. La jeune fonctionnaire a été frappée le 1er octobre à Paris lors du blocage des lycées. L'un des suspects est soupçonné d'avoir provoqué la chute de la policière, l'autre d'avoir filmé et diffusé la scène sur les réseaux sociaux.
La policière s'est retrouvée isolée de ses collègues avenue Gambetta lors d'une opération de maintien de l'ordre. Prise à partie par plusieurs individus, elle a été mise au sol puis frappée à coups de pied. Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à la sûreté territoriale pour violences en réunion sur personne dépositaire de l'autorité publique.
Les deux suspects de 16 ans, inconnus de la justice, ont été interpellés en début de semaine et placés en garde à vue. Le premier est soupçonné d'avoir donné une « balayette » — le geste provoquant la chute. Le second aurait enregistré l'agression avant de la mettre en ligne. Déférés le 13 octobre, ils sont convoqués devant le tribunal pour enfants le 23 février 2027.
Le parquet avait requis le placement des deux mineurs sous contrôle judiciaire, assorti de plusieurs obligations : interdiction de manifester, obligation de scolarité, interdiction de circuler entre 20h et 7h, et interdiction de contact avec les co-auteurs. Le juge des enfants a refusé. Il a ordonné une mesure éducative judiciaire provisoire pour celui soupçonné d'avoir filmé, et aucune mesure pour l'autre. Le parquet a fait appel ces ordonnances.
Un troisième mineur de 15 ans, également inconnu de la justice, a été placé en garde à vue le 5 octobre. Soupçonné d'avoir donné un coup de pied au dos de la policière, il est poursuivi pour violence sur un fonctionnaire ayant entraîné une incapacité n'excédant pas 8 jours. Deux circonstances aggravantes ont été retenues : les faits ont été commis en réunion et lors d'une manifestation.
Le parquet avait demandé un placement sous contrôle judiciaire pour ce mineur aussi. Le juge des enfants a préféré une mesure éducative judiciaire provisoire avec un couvre-feu de 21h à 6h. Le ministère public a fait appel. Les trois adolescents comparaîtront ensemble devant le tribunal pour enfants le 23 février 2027.
Source: Actu17