Ex-DRH du ministère de la Culture mis en examen tente de travailler sous fausse identité

Christian Nègre, accusé d'avoir drogué près de 300 femmes, aurait exercé comme consultant RH à Paris sous le nom de "Bernard". Il reste libre sous contrôle judiciaire.

Sous une fausse identité malgré une mise en examen pour 300 victimes

Christian Nègre, ancien directeur des ressources humaines du ministère de la Culture et mis en examen dans une affaire impliquant près de 300 victimes, a tenté de retravailler comme consultant en ressources humaines. Selon Google News FR — Crime (fr), qui relaie des informations du groupe Ebra confirmées par RTL, il aurait exercé pour le cabinet parisien 3R Consultants en se présentant sous le prénom "Bernard".

Cette tentative de retour professionnel intervient alors que l'information judiciaire le concernant est toujours en cours. Nègre n'a pas encore été jugé et demeure libre sous contrôle judiciaire.

Les victimes sous le choc

Sylvie Deleuzen, l'une des près de 300 plaignantes, a réagi au micro de RTL. "Ça me choque qu'il continue, d'autant plus qu'il négocie des appels d'offres pour des risques psychosociaux, ce genre de choses. Quand on connaît le type d'agression qu'il a commise, c'est un peu particulier quand même. C'est difficilement acceptable de l'entendre", a-t-elle déclaré.

L'attente judiciaire pèse également sur les plaignantes. "C'est extrêmement choquant de continuer d'attendre. Là, on a besoin de perspectives, on a besoin d'un calendrier, on a besoin d'une date de procès, on a besoin de savoir comment va s'organiser le procès", a ajouté Deleuzen.

Elle demande par ailleurs que Nègre soit placé en détention provisoire dans l'attente d'un éventuel procès : "On aimerait bien que notre agresseur soit en préventive en attendant, vu le nombre de victimes qu'il a faites."

Une affaire révélée en 2018

L'affaire avait éclaté en 2018 après la plainte d'une femme qui avait surpris Christian Nègre en train de la photographier sous une table lors d'un entretien professionnel. L'analyse de son ordinateur avait permis aux enquêteurs de mettre au jour un tableau recensant 181 entretiens avec des femmes.

À ce stade, près de 300 victimes ont été identifiées, dont au moins 180 se sont constituées parties civiles. En février dernier, le parquet de Paris avait appelé d'éventuelles nouvelles victimes à se manifester.

Sept ans après les premières révélations, l'information judiciaire se poursuit. Les investigations pourraient être clôturées fin 2026, ouvrant la voie à un procès attendu courant 2027. Jeudi prochain, les plaignantes sont convoquées au tribunal de Paris pour faire le point sur l'avancée de la procédure.

Source: Google News FR — Crime (fr)

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