Réseau de trafic de drogue Lille-Manche: sept ans de prison confirmés en appel

Un réseau organisé depuis Lille distribuait plus de 50 kilos de drogue par Snapchat dans le Cotentin. Un des deux principaux trafiquants voit sa peine portée à sept ans en appel.

Réseau de trafic de drogue Lille-Manche: sept ans de prison confirmés en appel

Trafic contrôlé via Snapchat et livré en train dans la Manche

Selon actu.fr, un réseau de distribution de drogues organisé depuis la région de Lille vers la Manche a écoulé plus de 50 kilos de produits illicites entre janvier 2025 et mars 2026. Les clients passaient leurs commandes sur un compte Snapchat; les livraisons s'effectuaient ensuite par train ou voiture à destination de Cherbourg et Valognes, où la drogue était revendue.

Une opération policière menée le 29 mars 2026 a permis de démanteler le réseau. Les enquêteurs ont saisi 4,2 kilos de cocaïne, 6 kilos d'héroïne, 4 kilos de cannabis et 128 000 euros en espèces. Environ 86 000 euros supplémentaires ont été découverts dans un appartement loué sur Airbnb rue Émile-Zola à Cherbourg. Le trafic aurait généré entre 800 000 et 1 million d'euros de chiffre d'affaires.

Condamnations initiales et poursuites en appel

En mai 2026, le tribunal correctionnel de Cherbourg avait condamné six personnes impliquées. Une femme de 30 ans sans antécédents a reçu trois ans de prison ferme pour avoir géré les points de vente et les livraisons. Une autre Cherbourgeoise de 20 ans a également été condamnée; aucune des deux n'a interjeté appel.

Les deux principaux protagonistes, tous deux âgés de 21 ans, ont en revanche contesté leur condamnation. Lors de l'audience d'appel tenue à Caen le 2 octobre, le premier — un habitant de Lille — a reconnu sa participation au trafic mais contesté avoir dirigé l'implantation du réseau dans la Manche. Son avocat a soulevé l'absence de signes d'enrichissement remarquable: aucune photo de voyage ou de liasses de billets sur son téléphone ne corroborait le rôle de leader qui lui était imputé.

Le second accusé était poursuivi pour tentative d'implantation du réseau à Coutances. L'audience a été suspendue en raison de son état, ses propos ayant été décrits comme incohérents. Sa défense a demandé un examen psychiatrique immédiat et sa libération; ces demandes n'ont pas été acceptées.

Peines aggravées en appel

L'avocat général avait requis neuf ans de prison contre le premier et six ans contre le second. La cour d'appel a prononcé des peines inférieures. Le Lillois, initialement condamné à cinq ans en première instance, voit sa peine portée à sept ans d'emprisonnement. Le second a été condamné à cinq ans, dont un avec sursis, soit quatre ans ferme — identique à sa condamnation antérieure. Les deux hommes ont été maintenus en détention.

Source: Google News FR — Crime (fr)

Read this article in English