Réseau "Ubershit" démantelé à Besançon : quatre hommes mis en examen, 600 000 € de drogue saisis
Quatre hommes de 29 à 40 ans ont été mis en examen à Besançon le 19 septembre pour avoir dirigé un réseau de livraison de stupéfiants dit "Ubershit". Plus de 600 000 € de drogues ont été saisis.

Réseau de livraison de drogues "Van Weed" : quatre mis en examen à Besançon après une opération mobilisant 50 policiers
Selon france3-regions.franceinfo.fr, le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a annoncé le 22 septembre 2026, lors d'une conférence de presse, la mise en examen de quatre hommes soupçonnés de diriger un réseau de livraison de stupéfiants de type "Ubershit" dans l'agglomération bisontine.
Les quatre suspects, âgés de 29 à 40 ans, ont été arrêtés le mercredi 16 septembre lors d'une opération d'envergure. Cinquante fonctionnaires de police ont été mobilisés — des agents de Besançon ainsi que des renforts venus de Côte-d'Or, a précisé le directeur interdépartemental de la police nationale, Laurent Perraut.
Plus de 600 000 euros de stupéfiants saisis
Le parquet a détaillé les saisies : 12 kg de kétamine, 29 kg de résine de cannabis, près de 7 kg d'herbe de cannabis, 24 000 cachets d'ecstasy et environ 550 g de cocaïne. Au total, la valeur des stupéfiants confisqués dépasse les 600 000 euros. S'y ajoutent plus de 8 800 euros en espèces, des vêtements de luxe estimés à plus de 26 000 euros, deux véhicules et une moto.
Un mode opératoire crypté en plein essor
"On avait des points de deal, maintenant on a de plus en plus de la livraison, avec des trafiquants et des clients qui se pensent à l'abri parce qu'ils passent par des réseaux cryptés", a déclaré Cédric Logelin. Le réseau, connu sous le nom de "Van Weed", opérait via des messageries chiffrées, notamment Telegram, pour recevoir les commandes et organiser les livraisons.
L'enquête a débuté en août 2025 sous le statut d'une enquête préliminaire. Elle a ensuite fait l'objet d'une information judiciaire afin de "confier le dossier à un magistrat instructeur pour bénéficier de moyens étendus", a précisé le procureur. Les quatre prévenus sont poursuivis pour détention, transport et acquisition de stupéfiants, mais également pour "offre ou cession de stupéfiants en utilisant un moyen de cryptologie".
Cette dernière infraction constitue un crime passible de 15 ans de réclusion criminelle. "Les peines encourues sont extrêrement importantes, adaptées au mal que cause ce type de réseaux", a souligné Logelin.
Un réseau déjà démantelé, reconstitué depuis
Plusieurs des quatre mis en cause étaient déjà connus des services de police et avaient été condamnés pour des faits similaires à l'occasion d'un premier démantèlement de ce même réseau, "qui s'était reconstitué", a indiqué le parquet. À l'issue de leur mise en examen le 19 septembre, les quatre hommes ont été placés en détention provisoire.
À ce stade de l'enquête, trois des suspects ont gardé le silence et le quatrième a contesté les faits, selon Cédric Logelin.
Longues filatures pour identifier les commanditaires
Laurent Perraut a salué "un travail remarquable, de longue haleine, et un fort investissement de la part des enquêteurs". Il a souligné le rôle déterminant des nombreuses filatures menées pour identifier les commanditaires du réseau et localiser les lieux de stockage des stupéfiants. "C'est leur travail de jour comme de nuit qui a permis de rassembler les preuves pour ces mises en examen", a-t-il déclaré.
Le procureur a conclu par un avertissement direct à l'adresse des trafiquants et des consommateurs recourant à ces systèmes de commande en ligne : "Ce n'est pas parce qu'on a recours à un réseau de livraison et qu'on se pense à l'abri, parce qu'on opère par message, qu'on ne peut pas se faire interpeller."
Source: Google News FR — Crime (fr)